La Terre grillée par une super éruption solaire, un scénario possible

En cas d’éruptions solaires, on sait pertinemment que les circuits électriques courent un gros risque. Mais en extrapolant un peu, ce ne sont pas seulement les circuits électroniques qui sont menacés, mais la Terre dans sa totalité. En fait, notre planète pourrait être « grillée ». Avant d’aller plus loin, il est bon de préciser que bien que possible, ce scénario catastrophe possède une probabilité extrêmement faible qu’il se réalise un jour.

Pour que la Terre soit « grillée », on ne parle en fait pas d’une simple éruption solaire, mais d’une super éruption solaire (« superflare » en anglais) d’une ampleur que l’on n’a encore jamais connue. Si elle était d’une puissance 10 000 fois plus forte que les éruptions que l’on connait, ses effets seraient dévastateurs pour notre belle planète. Ce scénario catastrophe a été publié sous la forme d’une étude dans la revue Nature Communications par une équipe de chercheurs internationaux dirigée par des scientifiques de l’Université d’Aarhus (Danemark).

Pour arriver à la conclusion qu’une super éruption solaire pourrait endommager notre atmosphère, c’est-à-dire notre filtre contre les mortels rayons ultraviolets, ils ont étudié d’autres étoiles. Le premier fait marquant est que les étoiles capables de produire de telles éruptions possèdent généralement des champs magnétiques à la surface plus forts que ceux de notre soleil.

Le problème est que le terme « généralement » ne signifie pas toutes les étoiles. Sur les 100 000 étoiles étudiées grâce au télescope chinois Guo Shouiing, il s’avère que 10% de celles qui peuvent produire des super éruptions possèdent un champ magnétique égal ou inférieur à celui de notre Soleil. « Nous ne nous attendions pas à trouver des super éruptions provenant d’étoiles dotées de champs magnétiques aussi faibles », explique Christoffer Karoff, l’un des auteurs de l’étude. De fait, le risque est tout de même réel.

« Cela ouvre la possibilité que le Soleil en soit capable. C’est une pensée vraiment effrayante », ajoute le scientifique. Une telle conclusion a clairement de quoi donner des sueurs froides.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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