Qui est Thomas Pesquet, le 10e astronaute français à aller dans l’espace ?

C’est le 15 novembre prochain que Thomas Pesquet décollera de Baïkonour pour rejoindre l’ISS. Qui est le 10e Français à aller dans l’espace ?

C’est de Baïkonour, le 15 novembre prochain, que Thomas Pesquet décollera pour un séjour de six mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Deux mois et demi avant son départ, il a donné une conférence de presse sur l’écran géant du Centre national d’études spatiales (CNES). Cette conférence organisée le 30 août a permis à l’ingénieur et pilote de ligne de répondre aux questions des journalistes.

C’est ainsi qu’on apprend que Thomas Pesquet, 38 ans, yeux clairs, visage ouvert, mais aussi polyglotte (six langues), ceinture noire de judo, saxophoniste, fan de parachutisme, d’alpinisme et de VTT. En 2009, c’est parmi 8 413 autres candidats à la course aux étoiles qu’il a été sélectionné avec cinq astronautes.

Expliquer la mission Proxima

Humble, clair, pédagogue, parfois drôle, il fait part de sa peur contrôlée du décollage : « On n’est pas sur la fusée, on est attaché à la fusée ! ». Il relate aussi sa préparation physique et technique, les sélections drastiques, l’importance de la stabilité psychologique et de la polyvalence, l’inconfort des scaphandres pressurisés… Il relate sobrement une expérience de vie hors du commun.

Pour son séjour à bord de l’ISS, il explique qu’il emportera sa ceinture noire de judo pour les valeurs que ce sport lui a inculquées, des livres de Saint-Exupéry et Jules Verne, la montre de son frère, et plein de petits cadeaux qu’il offrira à son retour aux personnes qui l’ont aidé dans cette aventure. Il va peut-être même emporter un saxophone pour « s’occuper les dimanches ».

La mission Proxima à laquelle il participe prévoit quatre sorties extravéhiculaires et la poursuite d’une cinquantaine d’expériences scientifiques. Il a même prévu de se faire faire une procuration pour voter à l’élection présidentielle, s’il ne rentre pas à temps.

Au début de 2017, Thomas Pesquet se rendra dans la « coupole » de l’ISS, pour réaliser… une performance artistique. Proposé par L’Observatoire de l’espace, conceptualisé par l’artiste américain Eduardo Kac, le projet « Télescope intérieur » ne peut être réalisé qu’en état d’impesanteur. Il s’agit d’assembler de simples feuilles de papier en forme de lettres et de tubes. Sur Terre, l’œuvre ne ressemble à rien. Ce n’est que quand la gravité disparait qu’elle prend forme.

À ce programme bien chargé, Thomas Pesquet promet encore des tweets et des surprises… En matière de surprise, on citera Chris Hadfield qui chanta Space Oddity de David Bowie et Rick Mastracchio qui a été l’auteur du premier selfie de l’espace.

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Véritable touche à tout qui traine déjà derrière lui un long parcours professionnels dans le monde de la technologie, j'ai un jour décidé de me réorienter vers le journalisme par goût pour l'information et l'actualité. De fil en aiguille, j'ai été amené à écrire pour linformatique.org. Que cela soit la miniaturisation, les innovations ou l'amélioration des performances, ce qui concerne le progrès m'intéresse. Comprendre les choses, comme la création de l'univers, ce qui s'est passé au néolithique, ce qui compose une comète ou l'impact du génome sur une maladie sont très motivant pour moi en raison de l'impact de ces découvertes sur notre passé, notre présent et notre futur.

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