Tombeau d’Amphipolis : les dernières images de la mosaïque montrant Perséphone entraînée aux enfers

Les soupçons sont de plus importants pour la personne qui repose dans le mystérieux tombeau d’Amphipolis soit la mère d’Alexandre le Grand.

Pour qui le mystérieux tombeau d’Amphipolis, qui repose dans ce mausolée, c’est la question qui tient en haleine toute la communauté archéologique. Alors que plusieurs découvertes ont déjà été faites, la récente découverte d’une mosaïque tenterait à confirmer qu’il pourrait d’agir de la tombe d’Olympias, la mère d’Alexandre le Grand.

Cette hypothèse se base tout d’abord sur le fait que les archéologues ont découvert deux sphinx pour garder l’entrée du tombeau. Dans la mythologie grecque, Héra, épouse de Zeus, est dépeinte comme étant la maîtresse des sphinx. Alors que les rois macédoniens à l’époque d’Alexandre le Grand étaient identifiés à Zeus, il semble logique que les reines soient associées au sphinx.

Le fait que la paire de sphinx soit semblable à celle découverte à Saqqarah, qui est supposé être la tombe d’Alexandre le Grand, laisse supposer qu’il existe un lien familial entre ces tombeaux, tout comme le fait de la similitude des façades des monuments, entre cette mystérieuse tombe d’Amphipolis et les monuments dédiés à Philippe II et Alexandre IV.

À cela, il faut encore ajouter que deux cariatides ont également été découvertes, deux figures féminines associées à Klodones, la prêtresse de Dionysos. Or, selon l’écrivain grec Plutarque qui fit une biographie d’Alexandre le Grand, sa mère fréquentait justement la prêtresse.

C’est en dégageant les deux figures féminines sculptées que les archéologues ont pu découvrir une chambre alors qu’ils n’avaient jusque-là découvert aucune salle intéressante. C’est derrière un mur de marbre qu’une ou plusieurs chambres intérieures ont été découvertes…

La découverte d’une mosaïque apporte une autre référence au fait que le mystérieux tombeau d’Amphipolis puisse abriter la dépouille d’une femme. Elle représente en effet le mythe de Perséphone enlevée et emmenée aux enfers par Hadès.

Mesurant 15 sur 10 pieds (4,5 sur 3 mètres), cette mosaïque couvre l’ensemble du sol d’une pièce, une pièce qui pourrait bien être l’antichambre principale de la sépulture d’Amphipolis. Elle se compose de petits morceaux de pierre blanc, noir, bleu, rouge, jaune et gris pour former une image d’un char tiré par deux chevaux blancs, conduit par un homme barbu portant une couronne de feuilles de laurier. Hermès, le messager des dieux de la Grèce antique, se tient devant le char, alors qu’une grande partie du centre est manquante. La date de la mosaïque est du IVe siècle av J.C., ce qui correspond à la datation des autres découvertes, toutes de l’époque d’Alexandre le Grand. Selon toute vraisemblance, la figure féminine est Perséphone, fille de Zeus et de Demeter, vêtue d’une robe blanche, une scène commune de la mythologie grecque.

Selon les experts, les scènes mythologiques étaient très populaires à l’époque pour orner les tombeaux royaux, que cela soit en tant que peinture murale ou sous forme de mosaïque, comme c’est par exemple le cas dans un autre tombeau royal à Aiges.

Face à toutes ces découvertes, les archéologues sont impatients d’aller de l’avant. C’est ainsi qu’ils ont protégé la mosaïque de mousse de polystyrène et d’un plancher en bois temporaire, afin de s’attaquer à la chambre suivante.

La découverte d’une porte de marbre brisée conduisant à la troisième chambre de la tombe, la présence de clous de fer et de bronze, mais aussi l’existence d’une grande charnière laisse penser que le tombeau pourrait avoir été pillé durant l’Antiquité. La découverte des statues et de la mosaïque a redonné de l’espoir aux archéologues d’aller de l’avant.

Mais tout n’est pas simple, à l’instar de la voute de la troisième chambre qui est sur ​​le point de s’effondrer en raison de « fissures profondes et étendues », ce qui ne va pas empêcher les scientifiques d’aller plus loin dans leurs découvertes.

En attendant d’obtenir un compte-rendu de leur prochaine découverte, il est encore bon de rappeler que le mystérieux tombeau d’Amphipolis semble être le plus grand tombeau jamais découvert en Grèce avec ses 590 mètres de largeur. Si les indices laissent penser qu’il pourrait s’agir de la tombe d’Olympias, la mère d’Alexandre le Grand, ils n’écartent pas pour autant d’autres hypothèses, comme celle que cela puisse être aussi le mausolée de Roxane, ou d’un général. Tout le monde espère que la suite des fouilles va répondre à la question cruciale de savoir qui est ou était enterré dans cette tombe.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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