Toyota Gazoo racing s’apprête à affronter les pistes mexicaines

Du 9 au 12 mars, TOYOTA GAZOO Racing World Rally Team et ses pilotes Jari-Matti Latvala et Juho Hänninen se confronteront aux pistes du Rallye du Mexique. Après la victoire au dernier Rallye de Suède, la première de Toyota en Championnat du Monde des Rallyes FIA depuis 1999, l’écurie est dans un état d’esprit positif et espère confirmer le bon début de saison de la Toyota Yaris WRC. Mais sachant que cette troisième épreuve apportera son lot de difficultés nouvelles, l’acquisition d’expérience et le développement de la voiture restent la priorité.

Inscrit au calendrier du WRC depuis 2004, le Rallye du Mexique est la première manche de l’année disputée sur terre. Ses conditions particulières ont fait sa réputation : des températures avoisinant les 30 °C et un itinéraire qui culmine à 2 737 mètres, une altitude où les moteurs manquent d’air et perdent jusqu’à 20 % de leur puissance.

Le rallye inaugurera cette année une spéciale d’ouverture exceptionnelle, qui se déroulera jeudi soir en plein cœur de Mexico. Une foule impressionnante est attendue sur la célèbre place Zócalo pour assister aux deux boucles d’un tracé de 1,57 km. Les spéciales de vendredi débuteront par la plus longue du rallye, El Chocolate (54,9 km) et se termineront par des passages spectaculaires dans les rues (et tunnels) de Guanajuato et de l’Autodrome de León, où les concurrents reviendront samedi soir avant une spéciale dans les rues de la ville elle-même. La Power Stage de Derramadero clôturera l’événement dimanche à partir de 12 h 18 (GMT-6), avant la remise des prix à León près du parc d’assistance.

Latvala a remporté le Rallye du Mexique pour la première fois l’an dernier, tandis que Hänninen n’y a pris part qu’une seule fois, en 2011. Pour s’y préparer, ils ont effectué des essais sur des pistes de terre en Espagne. Étant leader du Championnat, Jari-Matti sera le premier à s’élancer lors de l’étape d’ouverture tandis qu’aux deuxième et troisième étapes, les voitures de tête partiront dans l’ordre inverse du classement.

Tommi Mäkinen, directeur de l’équipe

Comme la plupart de nos essais se sont déroulés sur la terre, nous abordons la manche mexicaine avec une certaine confiance. Mais un point d’interrogation subsiste : la combinaison d’une altitude élevée et de fortes températures. L’an dernier, nous avons effectué des essais sur pistes en Espagne par des températures allant jusqu’à 40 °C ; en outre, les ingénieurs ont beaucoup travaillé la cartographie moteur en prévision de l’altitude mais, tant qu’on ne l’a pas expérimenté soi-même, impossible de savoir… Depuis la victoire en Suède, nous avons du mal à réaliser mais nous sommes des professionnels et nous gardons les pieds sur terre. Nous savons que les difficultés arrivent plus facilement que les bons moments : du coup, nous mettons les bouchées doubles. Le plus motivant, c’est la forte concurrence en WRC, avec tous ces constructeurs en lice qui se disputent les meilleurs chronos : il me semble que c’est une excellente chose pour la discipline.

Jari-Matti Latvala, pilote (Yaris WRC #10)

J’ai gardé de très bons souvenirs du Mexique où j’ai gagné l’an dernier, mais j’ai aussi conscience de certains facteurs qui ont facilité cette victoire. Ma position en début de course était avantageuse, à l’arrière, et j’ai profité des routes nettoyées pour prendre une bonne avance alors que les concurrents partis les premiers devaient vraiment se démener. Du coup, ça va être tout l’inverse pour moi cette année ! Dans ce contexte, on fait ce que l’on peut et je serais vraiment heureux de me classer dans les cinq premiers. Rien n’a changé pour moi depuis la Suède mais, à mon avis, cela montre à quel point il importe de faire simplement de son mieux, partout où on le peut, et de faire preuve de régularité. Cela permet peut-être d’espérer un bon classement en fin d’année, même si ce n’était pas vraiment notre objectif pour cette première saison. L’ambiance est toujours géniale au Mexique : la dernière fois, les supporters m’appelaient La Bala – la balle ; par conséquent, j’espère ne pas les décevoir cette année !

Juho Hänninen, pilote (Yaris WRC #11)

Je n’ai couru ce rallye qu’une seule fois, il y a longtemps, mais j’ai beaucoup aimé. J’adore piloter sur terre et je pense qu’avec les longues spéciales telles qu’El Chocolate, la journée de vendredi pourrait m’apporter une excellente occasion. Je devrais avoir une bonne position de départ et je dois en profiter à fond. Si la Suède n’a pas été un grand rallye pour moi, personnellement, j’ai beaucoup appris sur la façon de gérer certaines choses à l’avenir, notamment m’assurer que je suis bien prêt après les essais. Mes essais avant le Mexique ont été très bons : nous avons modifié quelques points sur les suspensions, mais peu de choses, et j’ai à peu près autant confiance dans la voiture qu’après les essais du Monte-Carlo. Les ingénieurs ont fait un boulot impressionnant sur le moteur : malgré l’altitude, je pense que ça devrait aller. Avec un peu de chance, donc, je n’aurai guère besoin d’adapter mon style de pilotage.

Classement des pilotes du Championnat du Monde des Rallyes FIA

  • 1 Jari-Matti Latvala 48 points
  • 2 Sébastien Ogier 44 points
  • 3 Ott Tanak 33 points
  • 4 Dani Sordo 25 points
  • 5 Craig Breen 20 points
  • 6 Elfyn Evans 18 points
  • 7 Stéphane Lefebvre 10 points
  • 8 Thierry Neuville 8 points
  • 9 Hayden Paddon 7 points
  • 10 Andreas Mikkelsen 6 points
  • 12 Juho Hänninen 3 points

Classement des constructeurs du Championnat du Monde des Rallyes FIA

  1. M-Sport World Rally Team 73
  2. Toyota Gazoo Racing WRT 53
  3. Hyundai Motorsport 40
  4. Citroën Total Abu Dhabi World Rally Team 26

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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