Transplantation d’un avant-bras biologique sur des animaux par « dé-cellularisation » d’organe

L’équipe du Massachusetts General Hospital de Boston aux USA, a réalisé le 9 juin dernier une opération en matière de transplantation, pour le moins inédite : Par ce qu’on appelle la « dé-cellularisation » des organes prélevés sur le donneur et en réinjectant une semence des cellules du patient receveur, l’équipe médicale a pu transplanter une prothèse biologique (un bras) sur deux animaux (un rat et un babouin). L’opération semblerait avoir réussi selon les dernières sources spécialisées.

Cette transplantation a été rendue possible grâce aux travaux de recherche sur les cellules souches et leur impact sur le rejet d’organes greffés. Le processus de réensemencement n’est pas nouveau en soi, il a déjà été testé par une transplantation de trachée prélevée sur patient décédé et qui a été donneur. Des cellules épithéliales bronchiques provenant de la patiente receveuse (atteinte d’une tuberculose bronchique aggravée) avaient été réensemencées sur la trachée greffée ; mais les tests les plus fréquents ont été réalisés sur des animaux venant étayer le succès probant de la « dé-cellularisation ».

Pour être plus précis, cette méthode consiste à « nettoyer » l’organe à greffer des cellules du donneur avant de le réensemencer avec celles du receveur ; ce processus est néanmoins complexe comme le révèle l’opération effectuée à Boston sur le rat et le babouin. D’abord il a fallu déterger les cellules de l’avant-bras de l’animal à transplanter tout en veillant à maintenir le système vasculaire et nerveux. Cette opération a duré environ une semaine. Ensuite l’ensemencement des cellules musculaires du rat a pu être effectif. Pendant ce processus, l’équipe de chercheurs a fait fonctionner un « bioréacteur » dans lequel les cellules vasculaires sont injectées et mis en attente pendant 5 jours, à l’issue desquels et afin de maintenir un dynamisme et une réactivité, on a procédé à une stimulation électrique. L’extraction de la greffe du bioréacteur a été effectuée au bout de 15 jours. Les résultats de ce long processus ont, semble-t-il, atteint les objectifs attendus de cette transplantation.

Cette opération réalisée sur le rat dans un premier temps a ensuite été dupliquée sur un babouin avec le même succès, ce qui laisse présager un certain optimisme pour d’autres tests sur l’homme. Il reste une question toutefois, si cette méthode de la « dé-cellularisation » qui semble réussir est là, comment résoudre l’handicap du manque de donneurs d’organes ? Des médecins chercheurs Espagnols auraient trouvé la parade par la réalisation de greffons synthétiques, ou alors comme le préconisent d’autres chercheurs réfléchir sur la possibilité fournie par les animaux en tant relais générateurs pour les tissus humains. Le chemin semble encore long et sinueux !

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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