Troll : Google doit bloquer des liens

Victime d’une campagne de trolling extrême, un homme d’affaires a gagné sa bataille juridique contre Google, obligeant le moteur de recherche à bloquer des liens.

Daniel Hegglin, un ancien banquier de Morgan Stanley, a décidé de poursuivre en justice Google pour que le moteur de recherche bloque des liens le concernant. Pour cause, cet homme d’affaires a été la cible d’une campagne de trolling extrême sur quelque 3 600 sites en trois ans, des messages diffamatoires qui l’accusaient de meurtre, de pédophilie, d’être sympathisant du Ku Klux Klan, etc.

Alors que les avocats de la firme de Mountain View ont argumenté que la décision de justice pourrait avoir des « conséquences énormes » en faisant valoir que le moteur de recherche n’est pas responsable du maintien du contenu d’internet, la Haute Cour de Londres a tranché en faveur du plaignant.

Le détail du verdict n’a pas été donné. Dans un communiqué commun, les deux parties annoncent que « Bien que nous ne soyons pas en mesure de divulguer tous les détails, nous sonnes heureux d’annoncer que les parties ont réglé la question. Le règlement comprend des efforts considérables de la part de Google pour supprimer le contenu abusif de ses sites et des résultats de recherches ». L’avocat de la défense précise encore que son client a désormais l’intention de « concentrer ses énergies à trainer en justice la personne responsable de cette campagne de harcèlement ».

Alors que le cas de Daniel Hegglin pourrait s’apparenter à un simple dossier lié au droit à l’oubli, ce dossier est en fait plus complexe. En effet, vu qu’il s’agit d’une campagne de trolling extrême, les liens désactivés se retrouvaient activés dès leur suppression, plus nombreux que précédemment.

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentMercedes commercialisera son CLA Shooting Brake en 2015
Article suivantVous préférez le Galaxy S5 ou l’iPhone 6 ?

Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here