Un Français assigne Apple en justice pour une brûlure au second degré

En raison de la cicatrice indélébile que lui a laissée son iPhone 5C, Louis, un habitant de Lamath (Meurthe-et-Moselle) a décidé d’assigner en justice Apple.

C’est le 1er août 2014 que Louis, un habitant de Lamath (Meurthe-et-Moselle) a eu la mauvaise surprise de ressentir une cuisante douleur à la cuisse. C’est en sortant son iPhone 5C de la poche de son jeans que ce fan de la marque à la pomme a constaté que celui-ci était brûlant.

Le plus surprenant étant que l’appareil était brûlant alors même qu’il était éteint.

L’iPhone 5C ne fonctionnait plus, avec visiblement plusieurs composants internes grillés.

Hormis l’aspect matériel de cet accident, l’autre problème est que la cuisse de Louis s’est retrouvée ornée d’une cloque d’environ 6 cm2, ce que l’hôpital a confirmé être une brûlure au second degré.

Après plusieurs tentatives infructueuses de contacter le service après-vente d’Apple, le père de Louis obtient enfin une réponse : il faut envoyer l’appareil en Irlande pour expertise.

Après plusieurs mois d’attente, la réponse arrive par e-mail. Une photo jointe montre l’iPhone 5C de Louis entièrement démonté, avec une batterie non conforme.

Se défendant d’avoir trafiqué l’appareil, la famille de Louis demande à récupérer l’appareil. Apple souhaite conserver la batterie, certainement en tant que preuve de la non-conformité de celle-ci.

La marque à la pomme décide tout de même d’envoyer un appareil flambant neuf à Louis.

Alors que l’affaire aurait pu en rester là, Louis a décidé d’assigner en justice Apple sur le conseil de deux avocats. Il réclame 7 500 euros de dommages et intérêt pour préjudice matériel et moral. C’est ainsi que la firme de Cupertino se retrouve assignée en justice en France, devant le tribunal de grande instance de Lunéville.

Quel sera le verdict de cette affaire ? Certainement très indécis vu que les deux parties sont de bonne foi.

Pour Apple, l’iPhone 5C de Louis a clairement été modifié, batterie à l’appui. Pour Louis, l’appareil a été acheté dans un magasin de Lunéville et n’a pas été modifié.

Le problème est en fait connu. De nombreux iPhone qui ne sont pas achetés sur le site ou dans les boutiques officiels d’Apple sont en fait trafiqués. Dans la plupart des cas, il s’agit souvent de trafiquants russes qui récupèrent des stocks d’iPhone, retirent les composants haut de gamme pour les remplacer par des pièces de moins bonne qualité, tout cela pour bien évidemment maximiser leurs profits.

Que va décider la justice ? Cela sera intéressant de le savoir.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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