Un simple smartphone pour s’évader de prison

Neil Moore n’a eu besoin ni de creuser un tunnel, ni d’un hélicoptère pour s’évader… juste d’un simple smartphone.

C’est pour une escroquerie de plus de deux millions d’euros que Neil Moore a été jugé et condamné à un séjour prolongé dans la prison de Wandsworth, au sud de Londres, un des établissements pénitenciers les plus sûrs de Grande-Bretagne. Cela n’a pas empêché le détenu de s’évader.

Cette évasion n’a rien eu de spectaculaire vu qu’elle n’a nécessité ni hélicoptère, ni tunnel, ni arme. En fait, Neil Moore n’a utilisé qu’un smartphone et son ingéniosité.
Grâce à la contrebande, Neil Moore s’est procuré un smartphone équipé d’une connexion internet. Il crée ensuite une fausse adresse e-mail qui ressemble à celles des employés administratifs du centre pénitencier. Pour sa supercherie, il utilise même le nom de Chris Soole, un inspecteur de Scotland Yard.

Sa grosse astuce a été d’envoyer un e-mail à l’administration de la prison pour l’informer que le tribunal pénal de Southwark avait tamponné la demande de liberté sous caution de Neil Moore. N’y ayant vu que du feu, les employés de la prison ont libéré Neil Moore dans les jours qui ont suivi.

Alors qu’il se préparait à quitter le pays, il fait marche arrière et avertit son avocat de son évasion et se rend.
Pendant ce temps, le personnel de la prison découvre enfin la supercherie après avoir remarqué une faute d’orthographe dans l’adresse e-mail… les points ayant été remplacés par des tirets.

C’est le 20 avril prochain que Neil Moore se retrouvera devant un tribunal pour répondre à l’accusation d’évasion et à huit autres chefs d’accusation.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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