Un smog martien acide dévore et déforme les roches

Des chercheurs ont découvert que les éruptions volcaniques sur Mars ont créé des brouillards acides capables de dévorer les roches.

Qu’on l’appelle smog ou brouillard, celui-ci peut vous faire crachoter. Mais en fait, ce que le smog que l’on connait habituellement sur terre n’a rien à voir avec celui que des chercheurs ont découvert sur Mars ! Causé par des éruptions volcaniques, le smog martien serait si acide qu’il serait en effet capable de dévorer et déformer des roches !

C’est en s’appuyant sur des données recueillies par le rover Spirit dans le cratère Gusev que des scientifiques ont découvert la preuve de l’existence de ce smog martien. L’engin de la NASA a en effet détecté des signes de vapeurs acides sur plus de 100 hectares, sur la Husband Hill dans les Columbia Hills.

Le planétologue Shoshanna Cole, professeur adjoint à l’Ithaca College de New York, a présenté ses résultats lors de la réunion annuelle de la Geological Society of America à Baltimore. Pour les obtenir, il a utilisé une variété de données recueillies par les multiples instruments du rover Spirit en 2003 pour étudier. C’est comme cela qu’il a pu étudier l’exposition du socle rocheux de la planète.

C’est en comparant les données provenant d’études antérieures de la région, avec la composition chimique des roches que le scientifique a découvert des différences.

Un phénomène similaire existe sur Terre, à Hawaii : le « vog » Photographie pris à Hawaii montrant le smog volcanique au coucher du soleil.
Un phénomène similaire existe sur Terre, à Hawaii : le « vog » Photographie pris à Hawaii montrant le smog volcanique au coucher du soleil.

Le spectromètre de Spirit, Mössbauer, a détecté un éventail surprenant dans la proportion d’oxyde de fer total, comme si quelque chose avait réagi avec le fer dans la roche. Il a aussi été découvert que des minéraux possèdent de petites bosses, appelées « agglomérations », qui sont provoquées lorsque des minéraux perdent leur structure pour devenir moins cristallins.

« Quelque chose s’est passée » a commenté le Dr Cole.

C’est ainsi que le chercheur estime que les roches ont été exposées à de la vapeur acide provenant d’éruptions volcaniques semblables au « vog » corrosif que l’on peut voir lors des éruptions volcaniques à Hawaii.

Selon sa théorie, lorsque le vog martien touche la surface des roches, il dissout certains des minéraux pour former une sorte de gel. L’eau contenue dans ce gel s’évapore ensuite pour former les agglomérations. « Rien n’est ajouté ou enlevé, mais ça a été changé », explique le Dr Cole.

Le planétologue Shoshanna Cole a utilisé une grande variété de données recueillies par des instruments du rover Spirit pour élaborer sa théorie. Image du rover.
Le planétologue Shoshanna Cole a utilisé une grande variété de données recueillies par des instruments du rover Spirit pour élaborer sa théorie. Image du rover.

« Cela a dû arriver par petite quantité, pendant une très longue période », fait encore remarquer le planétologue.

Il est à préciser que c’est dans les endroits les plus ombragés des pentes abruptes, à l’opposé du Soleil, que les roches les plus altérées ont été découvertes, avec les plus grandes agglomérations.

En laboratoire, il a été démontré que des roches basaltiques, telles que celles sur Mars, peuvent perdre  leur structure cristalline de la même façon que ce qui a été observé lorsqu’elles sont exposées à de l’acide sulfurique ou de l’acide chlorhydrique.

Est-ce que la présence de smog acide sur Mars vous surprend ?

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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