Un test pour améliorer la fécondation in vitro

20% des implantations faites dans le cadre d’une fécondation in vitro ne donnent pas lieu au développement d’un fœtus. Un nouveau test permet de limiter ce taux d’échec.

Lors d’une fécondation in vitro, le timing est primordial. C’est entre le 20 et le 22e jour de chaque cycle menstruel que l’endomètre, la muqueuse qui tapisse l’utérus, est capable de recevoir l’embryon. L’implantation doit être donc parfaitement synchronisée. Le hic, c’est que chaque utérus possède ses propres variations rythmiques.

De fait, la réalité statistique est que dans 20% des cas, l’implantation ne donne pas lieu au développement d’un fœtus.

Ce taux d’échec risque désormais de baisser. En effet, des chercheurs espagnols ont mis au point le test ERA (Endometrial Receptivity Area). Celui-ci est capable de déterminer précisément le moment propice pour l’implantation.

ERA a été présenté lors d’un congrès international sur l’infertilité à Alicante (Espagne). Plus de 2 500 patients de 10 pays ont participé à cette recherche.

Ce test est simple. Il consiste à faire une biopsie de l’endomètre de la femme et d’analyser les 238 gènes qui influencent la réceptivité de l’utérus. Si les résultats sont positifs, l’embryon est implanté à la même date du cycle suivant. Dans le cas contraire, de nouveaux tests sont réalisés pour obtenir une autre date, et cela jusqu’à trouver la bonne.

« L’évaluation est ainsi personnalisée, plus précise et moins subjective », a expliqué Carlos Simon, responsable de l’Institut valencien d’infertilité et du laboratoire espagnol Igenomix qui développe ce test.

Ce test ne s’adresse pas à toutes les femmes candidates aux fécondations in vitro, seulement à celles qui ont connu des échecs répétés.

À 700 euros le test, non remboursés, le prix d’ERA pose encore problème. Par ailleurs, le test n’a pas encore reçu de validation officielle.

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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