Vers une alliance française autour de la révolution numérique ?

Alors que chaque pays aborde seul sa révolution numérique, le Québec lance l’idée d’une révolution numérique francophone.

Philippe Couillard, le Premier ministre du Québec, souhaite prendre le virage numérique en partenariat avec la France. « Je veux qu’on engage le Québec dans cette révolution, qui est un changement majeur de société, et je veux qu’on le fasse en alliance, une alliance francophone. C’est une occasion extraordinaire de faire progresser la francophonie numérique », a-t-il déclaré jeudi alors qu’il était à Bordeaux pour y rencontrer Alain Juppé.

« Comme le Québec a toujours été en pointe dans l’économie numérique, nous pourrions développer une relation plus approfondie », a-t-il ajouté.

L’ancien premier ministre Alain Juppé a affirmé partager la même envie de collaboration sur le plan numérique.

Il faut dire que Bordeaux, à l’instar d’une dizaine d’autres villes en France, possède le label « Métropole French Tech » qui démontre qu’elle possède « un écosystème numérique local dynamique », une appellation développée par le gouvernement pour faire la promotion de la France numérique dans l’Hexagone et à l’étranger.

« C’est un très beau projet qui met en valeur tout ce que notre territoire recèle de créativité, d’esprit d’entreprise, d’inventivité, avec beaucoup de jeunes start-ups », a souligné Alain Juppé, avant de proposer d’y associer le Québec.

« C’est la même chose que nous voulons créer. Nous avons au Québec un écosystème numérique. On veut créer la collaboration, la coopération, et un plateau commun de jeunes entrepreneurs », a renchéri Philippe Couillard.

Pour mettre sur pied cette démarche commune, les deux politiciens ont convenu de désigner des experts.

Alors que de nombreuses entreprises françaises, par exemple Ubisoft, sont installées à Montréal, il est fort possible que la métropole québécoise tente de décrocher le label.

Vu que la France a déjà installé un « French Tech Hub » à San Francisco, prochainement à Boston, elle pourrait parfaitement en faire de même à Montréal, ce qui serait un incubateur pour aider les entreprises françaises de haute technologie à se développer à l’étranger.

« Nous avons beaucoup de choses à faire et beaucoup de retard à rattraper. L’Europe, en particulier, a un peu raté l’économie numérique. Il faut que nous nous affirmions davantage, d’où French Tech et tout ce que nous développons », a résumé Alain Juppé.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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