VIH : des gorilles à l’origine du sida

La moitié des virus VIH de l’homme a pour origine un virus des gorilles du Cameroun.

Le virus VIH qui touche l’homme est actuellement réparti en quatre souches : M, N, O et P. chacune de ces souches possède sa propre origine. Avec plus de 40 millions de personnes infectées, la souche M est la plus répandue dans le monde. À l’autre extrême, la souche P n’a été détectée que chez deux personnes à ce jour.

Grâce à l’échantillonnage génétique des chimpanzés et gorilles du Cameroun, le Gabon, l’Ouganda et la République démocratique du Congo, l’origine de toutes les souches du virus VIH est désormais connue. Cette découverte a été rendue possible par les travaux de Martine Peeters, une virologue à l’Institut de recherche et développement de France (IRD) et à l’Université de Montpellier.

« À partir de cette étude, et d’autres menées dans le passé, il est devenu clair que les chimpanzés et les gorilles hébergent des virus capables de traverser la barrière des espèces et potentiellement créer des épidémies chez les humains. […] Ces travaux permettent de mieux comprendre l’origine de cette maladie, et de mieux évaluer les risques futurs pour les populations humaines ».

Alors que l’origine simienne des groupes M et N a déjà été établie après avoir été retrouvés chez des chimpanzés du Cameroun, le réservoir des groupes O et P restait jusqu’alors à présent inconnu. Grâce à cette étude, on sait désormais que leur origine est les gorilles du sud-ouest du Cameroun.

Le VIH est donc issu d’une transmission du virus de l’immunodéficience simienne (VIS) infectant naturellement les grands singes du sud du Cameroun. Il aurait franchi la barrière des espèces lors de chasses, de morsures de singes infectés, d’écorchures lors du dépeçage ou lors de la consommation de viande de brousse, précisent les chercheurs.

Il est bon de rappeler qu’environ 78 millions de personnes ont été infectées par le VIH depuis 1981, que ce virus détruit les cellules immunitaires et laisse le corps exposé à la tuberculose, la pneumonie et d’autres maladies opportunistes.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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