Violation de brevets : une kinésithérapeute française s’attaque à Nintendo

Elle a beau être âgée de 75 ans, Nicole Walthert compte bien avoir gain de cause devant la justice face à Nintendo. Cette kinésithérapeute à la retraite est persuadée que le Wii Balance Board copie son Bulle-Test.

Nicole Walthert est kinésithérapeute au début des années 80, une période marquée le mal de dos. Cette fille d’ingénieur a alors l’idée de développer un plateau sur quatre ressorts pour faire travailler les appuis, la voûte plantaire et tout le corps. Saluée des professionnels de la santé, cette invention baptisée Bulle-Test est même distinguée lors de l’édition 1986 du concours Lépine.

Vendu à quelque 2 000 exemplaires, le Bulle-Test n’a jamais cessé d’être amélioré en déposant brevet sur brevet, et même rebaptisé Lift gym.

Mais, en 2008, sur le quai d’une gare, c’est le choc de découvrir que le plateau Wii Balance Board de la Wii est qu’une contrefaçon de son invention.

Dès lors, Nicole Walthert a investi toutes ses économies pour faire valoir ses droits auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris, mais en vain pour le moment. Pourtant les choses semblent finalement évoluer avec la notification d’une intention de délivrance de l’Office européen des brevets, ce qui a alerté l’attention du ministère du Redressement productif. De plus, dans cette bataille de David contre Goliath, des juristes de renoms se sont mobilisés aux côtés de la retraitée.

Il faut encore préciser que Nintendo a vendu plus de 42 millions d’exemplaires de son plateau Wii Balance Board dans le monde, ce qui pousse Nicole Walthert à réclamer au minimum 20 millions d’euros de dédommagement. Le seul petit problème dans cette affaire, c’est que l’armée d’avocats de Nintendo cherche à gagner du temps, jouant sur l’âge de la plaignante…

Il faut encore préciser que si Nintendo avait été sûr de son bon droit, il aurait poursuivi Nicole Walthert en diffamation, ce qui n’est pas le cas !

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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