Le virus Zika est aussi une menace pour le cerveau des adultes

Avec une liste des complications qui ne cesse de s’allonger, le virus Zika devient de plus en plus problématique. Il peut s’agir de complications neurologiques post-infectieuses transmises au fœtus par les femmes enceintes, des pathologies telles que des microcéphalies ou le syndrome de Guillain-Barré qui peuvent engendrer de graves anomalies du développement cérébral chez l’enfant. Il y a quelques jours, c’est un cas de myélite aiguë qui a été détecté chez une jeune fille de 15 ans.

Aujourd’hui, c’est un homme de 81 ans qui est atteint d’une inflammation des méninges et du cerveau, une méningoencéphalite, transmise par le virus Zika. Comme l’explique le docteur Guillaume Carteau, coauteur de l’étude publiée dans la revue Nature, c’est dans le liquide céphalo-rachidien que la présence du virus a pu être identifiée.

Il s’agit du premier cas d’adulte atteint d’une complication liée au virus Zika. Cette personne avait effectué un voyage dans le Pacifique Sud. Avant d’imputer cette méningoencéphalite au virus, les scientifiques ont pris soin d’écarter les autres possibilités, comme une infection bactérienne ou virale.

Cette liste des complications liées au virus Zika qui ne cesse de s’allonger a de quoi rendre ce virus de plus en plus préoccupant, pour ne pas dire réellement problématique. C’est d’autant plus préoccupant que l’expansion de la fièvre Zika ne se cantonne plus seulement à l’Amérique du Sud, mais pratiquement au monde entier. La France est d’ailleurs directement concernée vu que le moustique Aedes albopictus (moustique tigre) porteur du virus est présent dans 18 départements du Sud.

Comme la période d’expansion vectorielle démarre en mai pour une période d’activité de mai à novembre, on se prépare à devoir face à une augmentation du risque de transmission du virus Zika. Il faut espérer que des mesures soient prises pour éviter une réelle épidémie comme c’est le cas au Brésil, en Colombie, au Salvador, au Guatemala, au Mexique, à Panama, au Paraguay, au Surinam, au Venezuela ou encore au Honduras.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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