WhatsApp ne coopère pas, la justice brésilienne ordonne son blocage

La justice brésilienne n’aime pas que les géants du web ne collaborent pas avec les autorités locales au sujet d’enquêtes en cours. C’est ainsi que Fabio José Silva Coelho, président de Google Brésil, a été arrêté en 2012 parce que le groupe de Mountain View n’avait pas fait retirer des vidéos diffamatoires de YouTube. Plus récemment, c’est l’Argentin Diego Dzodan, vice-président de Facebook pour l’Amérique Latine, qui a été arrêté en mars dernier parce qu’il avait refusé à plusieurs reprises de collaborer à une enquête sur une bande de trafiquants qui communiquaient via WhatsApp.

Le service de messagerie WhatsApp est de nouveau dans le collimateur de la justice brésilienne vu que celle-ci vient d’ordonner le blocage du service pendant 72 heures. « Nous avons ordonné le blocage de WhatsApp à partir de 14h00 ce lundi », a déclaré un porte-parole de ce tribunal.

Un blocage ordonné à cause d’un refus de transmettre des informations à la police

Si un juge a ordonné le blocage de WhatsApp par les opérateurs TIM, Oi, Vivo, Claro et Nextel, c’est parce que le service de messagerie appartenant à Facebook a refusé de transmettre des informations à la police dans le cadre d’une enquête sur une bande de trafiquants de drogue locale.

Ce n’est pas la première fois que WhatsApp est puni d’une telle sanction. En décembre dernier, le service avait déjà été bloqué par décision de justice durant 48 heures.

Les enjeux sont énormes vu que ce sont près de 100 millions de Brésiliens qui utilisent quotidiennement l’application WhatsApp. Il faut dire que derrière le service de messagerie de Facebook, c’est toute la problématique du chiffrement des communications qui est visé par cette décision de justice, un débat qui agite également les États-Unis et l’Europe.

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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