Wi-Fi : Moscou joue la carte numérique

La Russie est depuis longtemps à la pointe de l’informatique et de l’internet, avec des entreprises puissantes. Moscou emboite le pas en misant sur le tout connecté.

Avec des entreprises telles que Yandex pour les recherches, Mail.ru pour le courrier électronique ou VKontakte ou Odnoklassniki comme réseaux sociaux, la Russie est depuis longtemps à la pointe de l’informatique et de l’internet, surpassant même localement les géants américains.

Soucieuse de changer l’image terne de la ville avec ses grandes artères embouteillées et ses hivers interminables, la ville de Moscou a décidé de jouer la carte du tout connecté.

Avec un niveau de vie qui dépasse de loin celui des autres régions du pays, les smartphones et tablettes numériques sont omniprésents. Comme on le trouve en Occident, pratiquement tous les restaurants et bars proposent désormais du Wi-Fi gratuit, souvent même sans mot de passe.

La ville en elle-même a suivi le mouvement en transformant en lieux branchés certains parcs, mais aussi les transports en commun. C’est ainsi qu’en été 2013, Moscou a choisi l’opérateur Maxima Telecom pour équiper le métro de la capitale. D’ici la fin de l’année, l’intégralité des 12 lignes du métro moscovite, le deuxième plus fréquenté au monde avec environ sept millions de voyageurs par jour, sera connecté. À l’heure actuelle, quelque 710 000 voyageurs se connectent quotidiennement à ce réseau et plus de 3 500 des 5 000 wagons ont déjà été équipés.

« Il n’y a pas d’équivalent dans le monde », explique Maxima Telecom, « Dans certaines villes, le Wi-Fi est disponible dans les stations, mais pas dans les tunnels. La seule ville en Europe où ce service est disponible gratuitement dans des rames en mouvement, c’est Moscou ».

La connexion du métro n’aura couté aucun rouble public. Le projet prévoit que le maître d’œuvre finance l’intégralité des travaux, estimés à plus de 17 millions d’euros. Pour récupérer sa mise, Maxima Telecom compte sur la publicité affichée sur le portail d’accès proposés aux internautes pour rentabiliser son investissement, une page d’accueil qui propose également des chaînes de télévision publiques en direct, des stations radio, des films, des livres ou des magazines en ligne, soit sur abonnement, soit gratuitement.

Mais à Moscou, les taxis sont également connectés. Bien avant VTC, le groupe internet Yandex a lancé son application Yandex Taxi, un agrégateur réunissant les sociétés existantes. « Vous avez maintenant 10 000 voitures en ligne et on peut avoir une voiture n’importe où en moins de dix minutes contre parfois une heure auparavant », explique Grigori Dergatchev, le responsable du service.

Avec Yandex Master, l’ambition du groupe internet est maintenant de proposer à tous les Moscovites un plombier, un déménageur ou encore une femme de ménage proche de chez soi.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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