Wikipédia assimile le droit à l’oubli à de la censure

C’est par un communiqué que la fondation Wikimédia à pointer du doigt la décision de la Cour de Justice européenne en assimilant le droit à l’oubli a de la censure.

Alors que Google a déjà fait savoir que le droit à l’oubli imposé par la décision de la Cour de Justice européenne est une forme de censure, c’est au tour de la fondation Wikimédia de reprendre le même credo en pointant également du doigt cette décision dans un communiqué.

Dans son communiqué, Wikipédia annonce que cette mesure est à l’origine de « trous de mémoire » au niveau de l’information disponible sur internet, ce qui peut être assimilé à de la censure vu que cette décision empêche certaines personnes de pouvoir accéder librement à des informations fiables disponibles sur le NET.

Concrètement, la fondation dénonce le fait que « la Cour de justice Européenne a abandonné sa responsabilité de protéger l’un des droits les plus importants et universels : le droit de chercher, de recevoir et de transmettre de l’information. En conséquence, des résultats de recherche valides disparaissent en Europe sans explication publique, sans réelle preuve, sans contrôle judiciaire et sans possibilité d’appel ».

Alors que le projet Wikimédia, y compris Wikipédia, vise à ce que n’importe qui, n’importe où, soit en mesure d’avoir accès à la somme de toutes les connaissances, ce droit à l’oubli est une entrave vu que la Fondation a déjà reçu une cinquantaine de notifications de suppression d’URL du moteur de recherche de Google.

Censure ou pas, du contenu disparait bel et bien. Qu’en pensez-vous ?

Droit à l'oubli : Wikipédia crie à la censure
Droit à l’oubli : Wikipédia crie à la censure

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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