Windows 8 : est-ce que Microsoft se serait sabordée face à Chrome OS ?

À force de s’être trop focalisé sur un écosystème Windows 8 pour PC et appareils mobiles, Microsoft semble d’être quelque peu sabordée face à Google et à son Chrome OS.

Alors que Chrome ne représentait que 0,5% du marché fin 2012, la part de marché de l’OS de Google est passée à 21% à la fin 2013 sur notebooks vendus aux États-Unis. Il s’agit d’une superbe percée pour Google, mais aussi d’une sacrée claque pour Microsoft.

En effet, alors que la firme de Redmond a sorti son Windows 8 pour tenter de séduire les utilisateurs d’appareils mobiles, ce qui peine encore à se concrétiser, Ce même Windows 8 est certainement à l’origine de cette percée de Chrome OS.

En effet, alors que les PC à moins de 300 euros, typiquement les netbooks, ont pratiquement disparu au profit des tablettes, les PC ultralégers que sont les Chromebook semblent être les seuls à tenir la comparaison. Ce n’est pas pour rien que pratiquement tous les constructeurs s’y sont mis. Il est vrai que ces configurations avec peu de mémoire peuvent pleinement tirer parti de Chrome OS, ce qui est impossible avec Windows 8.

Mais où le bât blesse le plus pour Microsoft dans ce mauvais choix stratégique, c’est que ce recul sur les PC à des répercussions non négligeables sur les services annexes, comme la suite bureautique Office. En effet, les clients qui ne sont pas sous Windows ne l’adoptent pas, ce qui est un manque à gagner direct !

Si Microsoft semble vouloir pour le moment continuer sur la voie de son écosystème global, il faudra pourtant bien que la firme de Redmond trouve rapidement des solutions, car, mine de rien, c’est 24% du chiffre d’affaires de l’activité Office qui a été perdu au cours des trois derniers mois de l’année 2013 !

Est-ce que proposer une version Office pour les Chromebook est une solution ? Peut-être, mais Microsoft ne l’a pour le moment pas adaptée…

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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