Est-ce que Wired a réussi à percer le mystère de l’invention du Bitcoin ?

Qui est l’inventeur du Bitcoin ? Personne ne le sait. Il s’agit du plus grand mystère du high-tech. Mais le magazine Wired vient de donner un nouveau nom : Craig Steven Wright.

Généralement, on sait parfaitement qui est l’inventeur de quoi. Sauf dans le cas du Bitcoin. Son créateur reste encore et toujours un mystère, même si le nom de Satoshi Nakamoto est connu, un nom qui serait en fait le pseudonyme du ou des créateurs réels. Qui est-il ? De nombreux médias ont déjà tenté de percer cette énigme. Le magazine Wired a peut-être trouvé la réponse.

Un brillant informaticien surdiplômé

Wired estime que l’inventeur du Bitcoin pourrait être Craig Steven Wright, un Australien de 44 ans, un brillant informaticien surdiplômé. Mais attention, le conditionnel est de mise, car rien n’est sûr, même si plusieurs éléments semblent accréditer cette hypothèse.

De nombreux indices et documents

Sans être certain à 100%, Wired fait tout de même valoir un certain nombre d’indices et de documents qui démontrent que Craig Steven Wright pourrait être le génial inventeur de la monnaie numérique. Pour son enquête, le journaliste Andy Greenberg s’est associé à Gwern Branwen, le pseudonyme d’un chercheur en sécurité spécialiste du dark web.

Les indices sont par exemple la vidéo où Craig Wright intervient par visioconférence lors d’une conférence Bitcoin pour déclarer « Cela fait longtemps que je travaille sur Bitcoin, même si je reste discret ». Il s’agit aussi d’un billet de blog publié en août 2008 dans lequel il décrit scientifiquement les cryptomonnaies. Sur le même blog, en novembre 2008, il propose à ses lecteurs d’entrer en contact avec lui via une clé de chiffrement PGP liée à Satoshi Nakamoto. Un autre billet de blog, daté du 10 janvier 2009, indique clairement son implication directe dans Bitcoin.

Des indices, mais pas de preuve

En fait, mis bout à bout, tous ces indices indiquent qu’il pourrait s’agir de Craig Steven Wright. Pourtant, il ne s’agit pas de preuve. Gwern Branwen sort de sa besace d’autres éléments, comme des e-mails, des extraits comptables et même un mail de Wright à son avocat, daté de juin 2008, dans lequel il parle d’« un livre comptable distribué en P2P », une solution qui ressemble beaucoup à la blockchain du Bitcoin.

Craig Wright aurait aussi, avec David Kleiman (aujourd’hui décédé), fondé un fonds baptisé « Tulip Trust » sur lequel auraient été déposés les tout premiers Bitcoins, un montant de 1,1 million de Bitcoin, montant que l’on retrouve justement sur la blockchain…mais généralement attribué à Satoshi.

Dans une correspondance datant de 2014, il écrit : « J’ai fait de mon mieux pour cacher le fait que j’ai fait tourner Bitcoin depuis 2009, mais je pense que tout le monde va finir par le savoir ». Est-ce que tous ces éléments sont suffisants ?

Craig Steven Wright ne répond pas

Pour en avoir le cœur net, Wired décide de directement contacter Craig Steven Wright. Là encore d’autres indices. L’IP qu’il a utilisé, localisé au Panama, correspondait à celles utilisées auparavant par Satoshi. Pour ce qui est de ses réponses, il a répondu par énigmes : « Vous creusez, la question est : à quelle profondeur vous trouvez-vous ? », « Vous semblez savoir quelques trucs. Plus que vous ne devriez », « Ils sont trop nombreux à connaître des secrets. Le monde n’a pas besoin de savoir. Pas besoin d’être un dictateur pour mener le changement. », etc., avant de couper la communication.

Tout semble indiquer que Craig Steven Wright soit Satoshi Nakamoto, mais rien ne le prouve. Qu’en pensez-vous ?

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Après mes études de journalisme, me retrouver à écrire sur des faits divers sans importance m’a déprimé. Lorsqu’un ami m’a emmené me changer les idées au salon Connect It de Paris, cela m’a fait tilt ! Découvrir les technologies d’aujourd’hui que tout le monde pourra utiliser demain… m’a donné une nouvelle inspiration.

Par les amis de mes amis qui son mon avis, on m’a filament proposé d’écrire des articles sur le high-tech. Dire ce qui m’intéresse le plus ? Difficile à dire. Cela va si vite, les possibilités sont si énormes. Une chose est en tout cas sûre : cela me passionne !

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