XKeyscore : l’espion du web de la NSA

Alors que la polémique soulevée par PRISM ne s’est pas encore apaisée, que c’est déjà au tour de XKeyscore de provoquer le scandale. Il s’agit tout simplement d’un programme de surveillance du web.

XKeyscore est tout simplement le programme de surveillance de l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) pour recueillir en temps réel l’ensemble des données des internautes, permettant de stocker et exploiter les données durant plusieurs jours. Il s’agit bien évidemment d’un programme hautement confidentiel, mais plusieurs médias ont trouvé des documents y faisant référence.

C’est ainsi que le journal britannique The Guardian, le média allemand Der Spiegel ou encore le quotidien brésilien O Globo ont publié plusieurs documents au sujet de XKeyscore.

Se référant, par exemple, à la présentation du programme, un document de formation datant de 2008, on découvre que la NSA disposait déjà à l’époque de 700 serveurs répartis dans plus de 150 pays. Il est certain que depuis le temps, ce réseau a certainement dû se développer.

Au niveau des capacités de ce programme, il permet, par exemple, de consulter l’historique de navigation et connaître tous les sites visités d’une personne ciblée, de récupérer le contenu de ses mails, d’avoir connaissance de son activité sur les réseaux sociaux, ou encore de localiser ses VPN, pourtant sécurisés, pour même décrypter une partie des données. Toutes ces données collectées sont alors consultables par les analystes de la NSA, sans aucune autorisation préalable ! Les possibilités intrusives de XKeyscore sont donc infinies.

Le seul problème, ou plutôt la seule limitation, c’est le volume d’informations à traiter, certains sites collectant quotidiennement plus de 20 To. C’est pour cette raison que les serveurs ne conserveraient les données que pendant quelques jours, au maximum cinq jours. Pour ce qui est des métadonnées, elles sont archivées pendant un mois.

Au final, si la NSA et les États-Unis disposent d’un tel programme, il est certain que d’autres gouvernements disposent du même genre d’outils. Par contre cela remet sérieusement la soi-disant liberté d’internet !

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