Une zinnia devient la première fleur à éclore dans l’espace

Qu’est une zinnia possède de si particulier ? Rien, hormis le fait que c’est la première fleur que l’homme réussit à faire éclore dans l’espace.

Les astronautes ont la main verte. On le savait déjà avec la laitue qu’ils ont réussi à faire pousser à bord de l’ISS. Ils ont été plus loin cette fois en réussissant à faire éclore une fleur. C’est Scott Kelly, sur Twitter, qui a publié la nouvelle.

La première fleur plantée par un humain à éclore dans l’espace est une zinnia. Il s’agit d’une plante qui se développe habituellement sur un sol bien drainé et fertile grâce aux rayons du soleil. À bord de l’ISS, sans lumière naturelle et sans véritable terre, sans parler de l’absence de gravité, le challenge n’était pas évitent à réussir. C’est dans le cadre du programme Veggie que ces cultures sont menées.

Si la zinnia a été retenue pour le projet, c’est en raison de son cycle de croissance plus long (60 à 80 jours) permettant de mieux suivre l’évolution de la plante et de la floraison. L’étudier vise « à mieux comprendre comment les plantes grandissent et fleurissent dans un contexte de microgravité » explique la NASA. « L’éclairage et d’autres paramètres environnementaux, tel le manque de soleil et de gravité, sont plus dommageables » pour une fleur explique Masa Gioia, du Centre spatial Kennedy.

À l’instar de la laitue, le but de ces cultures est d’arriver à faire pousser des aliments frais, notamment dans l’optique des futurs voyages sur Mars. Mais pas seulement. Faire éclore des fleurs peut aussi avoir un impact sur le moral des astronautes. Cela signifie que cette expérience englobe aussi cette facette. En plus, qui dit fleur dit aussi pollen. Il va aussi s’agir de mesurer son impact sur les systèmes d’aération de la station spatiale.

« Ces plantes sont très fragiles, donc cela a été compliqué de réussir à les faire pousser, ce qui en fait un bon précurseur du plan de tomates », explique Trent Smith, manager du Veggie Project. C’est ainsi que le programme prévoit de réussir à cultiver des tomates naines à bord de l’ISS dans un avenir proche.

« Indépendamment du résultat de la floraison, c’est une grande victoire », indique le docteur Gioia Massa. Il souligne également que « même si la plante n’a pas poussé parfaitement, nous en apprenons beaucoup sur les plantes et les fluides ».

« Un jardin dans l’espace est comme n’importe quel jardin: parfois, les plantes ne poussent pas. Mais je suis un éternel optimiste », a indiqué l’astronaute Scott Kelly. Si cette zinnia a fleuri, c’est un peu grâce à lui. Alors que ce sont ses prédécesseurs qui l’ont plantée, il a changé de méthode d’arrosage vu que la précédente provoquait l’apparition de moisissure.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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