Après vingt-quatre heures de perturbations majeures affectant des milliers d’entreprises, Microsoft confirme ce vendredi 23 janvier 2026 un retour progressif à la normale. Si l’infrastructure est rétablie, des opérations de rééquilibrage du trafic peuvent encore provoquer des lenteurs résiduelles.
L’essentiel
- État des services : L’infrastructure est déclarée saine depuis ce matin, mais la surveillance reste active.
- Services touchés : Outlook, Microsoft Teams, SharePoint Online et le centre d’administration Microsoft 365.
- Cause identifiée : Une section de l’infrastructure nord-américaine incapable de traiter le trafic, entraînant des effets en cascade.
- Symptômes : Blocage des e-mails en sortie et impossibilité d’accéder aux réunions virtuelles.
Le calme revient sur les tableaux de bord des directeurs informatiques après une journée de jeudi difficile. Microsoft a annoncé avoir rétabli l’intégrité de ses services cloud, mettant fin à un incident qui a paralysé les communications de nombreuses organisations, principalement en Amérique du Nord, avec des répercussions mondiales.
Chronologie d’une interruption majeure
Les premiers signalements ont afflué le jeudi 22 janvier 2026 en début d’après-midi. Les utilisateurs ont constaté l’impossibilité d’envoyer des courriels via Outlook ou de se connecter aux réunions Teams. Sur les plateformes de surveillance, les rapports d’incidents se sont comptés par milliers en quelques minutes, confirmant une panne d’ampleur.
Des médias locaux et nationaux ont rapidement relayé les difficultés des entreprises américaines. Comme le détaille un reportage de WCNC, les structures ont été temporairement privées de leurs outils de travail collaboratif. L’incident ne s’est pas limité à la messagerie : l’accès aux portails d’administration (Microsoft 365 Admin Center) était également compromis, empêchant les équipes IT de diagnostiquer l’origine du problème ou d’ouvrir des tickets de support.
Une infrastructure saturée
Microsoft a communiqué avec transparence sur l’origine technique du dysfonctionnement. L’enquête interne a révélé qu’une portion spécifique de l’infrastructure de service en Amérique du Nord ne traitait plus le trafic comme prévu. Ce goulot d’étranglement a provoqué des échecs en cascade sur les services dépendants, notamment Exchange Online.
Pour l’utilisateur final, cela s’est traduit par des messages d’erreur technique signalant un refus temporaire du serveur de traiter les requêtes SMTP, bloquant les e-mails dans les boîtes d’envoi. Sur Teams, les symptômes variaient de l’impossibilité de créer de nouveaux chats à des déconnexions intempestives lors des appels vocaux.
Retour à la normale et vigilance
Depuis les premières heures de ce vendredi 23 janvier, Microsoft affirme que l’infrastructure affectée est revenue à un « état sain ». Les ingénieurs de Redmond ont procédé à des redirections de trafic vers des segments fonctionnels du réseau pour contourner la zone défaillante.
Cependant, la situation exige encore de la prudence. L’éditeur précise que des opérations de « rééquilibrage de charge » (load balancing) sont toujours en cours pour stabiliser durablement la plateforme. Les utilisateurs situés dans les zones géographiques initialement impactées pourraient encore subir quelques latences ou des erreurs intermittentes le temps que la redistribution du trafic soit finalisée.
FAQ
Oui, Microsoft a confirmé le rétablissement de ses services le vendredi 23 janvier 2026. L’infrastructure est saine, bien que des lenteurs résiduelles puissent subsister durant les opérations de maintenance finale.
La panne a principalement touché Microsoft Outlook (envoi et réception), Microsoft Teams (chats et réunions), Exchange Online, ainsi que les outils d’administration comme Microsoft Defender et Purview.
Le serveur de messagerie de Microsoft, saturé ou indisponible à cause de l’incident d’infrastructure, ne pouvait plus accepter les courriels entrants pour traitement. Les messages restaient donc en attente dans la boîte d’envoi locale.


