Sciences

Détecteur de mensonges : la fin du polygraphe ?

Des chercheurs viennent de présenter un nouveau détecteur de mensonges, un dispositif qui pourrait bien sonner le glas du célèbre polygraphe.

Détecteur de mensonges : la fin du polygraphe ?

Que cela soit dans les films ou les séries télévisées, pratiquement tout le monde a déjà vu un détecteur de mensonges, le célèbre polygraphe. Utilisé dans le monde entier depuis près d’un siècle, cet appareil serait sur le pont de tirer sa révérence.

Lors d’une conférence scientifique internationale qui s’est ouverte hier à Hawaï, une équipe de chercheurs européens a en effet présenté un détecteur de mensonges 2.0, un nouveau dispositif qui se présente sous la forme d’un costume.

Alors que le polygraphe enregistre différentes données telles que les pulsations, la sueur et la respiration pour identifier un mensonge, le détecteur de mensonges 2.0 est un costume complet qui est équipé de 17 capteurs de mouvement. Capable d’enregistrer les mouvements de 23 articulations jusqu’à 120 fois par seconde.

Ross Anderson, professeur d’ingénierie à l’Université de Cambridge, explique que ce costume coûte environ £ 30 000 et qu’il atteint une fiabilité de 70%, voire 80% dans certains cas, ce qui est nettement plus que les 55% de taux de réussite attribués au polygraphe.

Bien que le détecteur de mensonges soit utilisé par de nombreux enquêteurs, notamment aux États-Unis, son incertitude a toujours posé problème. L’arrivée de ce nouveau détecteur de mensonges, aux taux de réussite supérieurs, pourrait donc relancer son utilisation auprès de nombreuses polices et services secrets.

Emilie Dubois

Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Linformatique.org

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité