Télécom

Le mariage Orange – Bouygues Telecom se joue ce soir !

On savait que Bouygues a organisé un conseil d’administration de mercredi 30 mars. Il a débuté à 17h00 avec comme seul point à l’ordre du jour le rachat de sa filiale télécoms par Orange. On a aussi appris que, à la même heure, Orange tient également un conseil d’administration avec le même ordre du jour. C’est donc ce soir que l’avenir du mariage entre les deux opérateurs doit se jouer.

Mariage ou pas, cela se joue ce soir avec la tenue des conseils d'administration d'Orange et de Bouygues

Que va-t-il sortir de ses réunions au sommet ? Pour l’heure, c’est encore l’incertitude qui prévaut en raison de plusieurs points qui seraient encore en suspens. Vu l’existence de ces points, les décisions qui seront prises lors de ces deux conseils d’administration ne seront donc pas forcément définitives. « Une date butoir a été fixée. Mais on n’est pas à deux jours près » relativise une source proche des négociations.

Les administrateurs d’Orange auraient reçu l’information qu’il ne s’agit que d’« une réunion d’information » qui « ne serait pas décisionnelle ». En clair, il n’est pas certain que l’on sache dans les heures à venir si le mariage va se faire ou pas.

Alors qu’il existait des incertitudes au sujet de l’avenir des salariés de Bouygues Telecom, les 200 personnes employées dans les boutiques seraient reprises par Free en même temps que les boutiques. SFR serait prêt à récupérer de son côté entre 1000 et 1500 personnes. Il resterait 4000 salariés qui feront partie de la corbeille de la mariée.

La répartition des fréquences, des antennes et des clients serait bouclée. Free et SFR sont bien évidemment de la partie pour que le dossier passe l’écueil de l’Autorité de la concurrence.

En fait, les points encore ouverts concernent toujours la valorisation de Bouygues Telecom. Selon Bercy, le prix de 10 milliards d’euros qui sert de base aux négociations est trop élevé. C’est de cette valorisation que dépend la participation de Bouygues dans Orange, respectivement de celle de l’Etat français. C’est là que cela coince entre Martin Bouygues qui revendique entre 10 et 15% du capital de l’opérateur et l’État, l’actionnaire majoritaire avec 23%, qui ne veut pas descendre au-dessous de 20%.

Pour financer le mariage, Orange doit aussi passer par une augmentation de capital, une opération que l’Etat ne voit pas forcément d’un bon œil. Pour limiter au maximum la participation du groupe Bouygues, son intention serait de maintenir un prix aussi élevé que possible.

Alors qu’il était estimé que les pierres d’achoppement étaient en passe d’être nivelées, il est force de constater que certaines positions sont radicalement opposées. Pour aboutir à un mariage, des discussions très serrées sont donc encore à prévoir avant qu’un terrain d’entente soit éventuellement trouvé.

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