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Toujours aussi boulimique, Patrick Drahi compte s’étendre aux États-Unis

Même si Patrick Drahi a été contraint de lever le pied en matière d’acquisition juste après l’annonce de l’achat de Cablevision par Altice en septembre dernier, il n’en demeure pas moins que sa soif d’extension se traduit par une boulimie qui continue en matière de prises de contrôles de nouvelles entreprises par son groupe. Le closing des rachats des opérateurs américains Suddenlink et Cablevision est d’ailleurs attendu d’ici peu. C’est justement chez l’Oncle Sam que le patron de la maison-mère de SFR lorgne.

La boulimie de Patrick Drahi continue, avant tout aux États-Unis

Auditionné par la commission des affaires économiques du Sénat, Patrick Drahi a clairement exprimé ses intentions. « La seule façon de créer une entreprise pérenne, c’est de la développer » est le message qu’il a une nouvelle fois voulu faire passer… quitte à ce que cela alourdissent encore plus les quelques 50 milliards d’euros de dette d’Altice.

Pour justifier son intention de s’étendre aux États-Unis, il a expliqué : « Pour vous donner des ordres de grandeur, en France, on a en valeur à peu près 30 % du marché des télécoms. Car c’est un marché de l’ordre de 40 milliards d’euros et on en fait 11 milliards. Aux États-Unis, nous allons faire un peu plus de 9 milliards de dollars, mais nous n’aurons que 2 % du marché. Bien évidemment, la France, c’est ma priorité puisque c’est de là que je suis parti. Mais en termes d’expansion de mon groupe, il va être difficile pour moi de passer de 30 % à 50 % de part de marché. Même si je travaille très, très, très bien, je vais passer de 30 à 32 %. Je vais gagner 2 % de part de marché, sur un marché de 40 milliards, ça fait 800 millions. Alors qu’aux États-Unis, il me paraît plus facile de passer de 2 % à 10 %, et ces 8 % gagnés, ce sont 40 milliards, c’est-à-dire tout le marché français des télécoms. »

La question est donc de savoir quand Altice va repasser à l’offensive outre-Atlantique. La réponse de Patrick Drahi est : « Je pense que quand on aura montré ce que nous savons faire aux États-Unis, c’est-à-dire dans un an ou deux maximum, on aura la stature internationale pour nous permettre de continuer à nous développer bien sûr en France, mais aussi dans le reste du monde. »

Il faut rappeler que tout n’est pas forcément simple pour Altice, comme dans le cas de la tentative de rachat de Time Warner. Des fois, l’appétit est plus grand que l’estomac.

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