Culture

Les trésors de l’archéologie syrienne se visitent en ligne et en 3D

Vu la situation actuelle en Syrie, à l’instar d’une arche de Palmyre détruite, la survie des trésors de l’archéologie syrienne est loin d’être garantie. C’est en faisant appel au numérique que la Direction Générale des Antiquités et des Musées syriens (DGAM) a décidé de les sauver- pour ce faire, la startup française Iconem pour apporter matériel et formation à une quinzaine d’archéologues syriens.

Iconem a aussi profité d’un partenariat avec Microsoft, l’Institut français de la recherche en informatique (Inria) et l’École normale supérieure numériser plusieurs sites que cela soit en utilisant des drones, de la photogrammétrie et autres technologies innovantes. Le résultat de tous ces efforts sont en ligne depuis mardi sur le site Syrian Heritage.

Par ce biais, les internautes peuvent accéder à des reconstitutions 3D de la mosquée des Omeyyades à Damas, les collections des grands musées syriens comme celui de Lattaquié, l’immense château fort croisé qu’est le Krak des Chevaliers, des maisons traditionnelles de la période ottomane, le Palais Azem, le théâtre romain de Jableh ou encore le site phénicien d’Ougarit d’où provient la plus ancienne écriture alphabétique au monde.

Pour agrémenter les visites virtuelles, les internautes ont aussi accès à des visites virtuelles interactives, des vidéos en images de synthèse et des documentations à usage scientifique. Cinq sites sont d’ores et déjà disponibles, le reste suivra fin mai. « Cette solution offre aux sites archéologiques un véritable espoir de survie, et permettra quoi qu’il arrive d’en conserver la mémoire », explique Maamoun Abdulkarim, directeur des antiquités syriennes.

Syrian Heritage devrait par la suite s’enrichir d’autres contenus en provenance d’autres projets de numérisation en 3D, des sites que sont en train de préparer les universités d’Oxford (Royaume-Uni) et Harvard (États-Unis). Dans le but de collecter un maximum de données sur les sites archéologiques, l’institut annonce vouloir distribuer 5 000 caméras 3D low-cost aux partenaires sur place (personnels des musées, ONG, bénévoles, etc.) pour qu’ils puissent photographier les vestiges avec comme objectif de collecter un million d’images 3D d’ici fin 2016 dans le cadre du « The Million Images Database Project ».


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