David vs Goliath : lorsque l’industrie cinématographique veut briser Google

L’idée de briser Google n’appartient pas uniquement aux députés européens, l’industrie cinématographique américaine a exactement le même projet.

C’est par le biais des documents confidentiels piratés chez Sony Pictures qui ont été rendus publics sur le net que l’on apprend l’existence d’un projet secret baptisé Projet Goliath. Pour l’industrie cinématographique, ce projet viserait l’arrêt du piratage en ligne.

Initié par la puissante Motion Picture Association of America (MPAA) et les six grands studios de productions que sont Paramount, Warner Bros, Universal, Sony Pictures, Fox et Disney, le Projet Goliath serait un plan antipiratage qui ciblerait tout particulièrement Google. Alors que la très restrictive loi SOPA (Stop Online Piracy Act) n’a jamais vu le jour, ce projet serait du même acabit.

Considérant que Google indexe les sites affiliés à ce genre de pratique, facilitant ainsi grandement le piratage, le célèbre moteur de recherche est la principale cible de ce Projet Goliath. Le nom Goliath n’a d’ailleurs certainement pas été choisi au hasard, mais plutôt en relation avec la taille de Google.

Alors que la MPAA et les studios hollywoodiens accusent Google d’aider le piratage en ligne, le moteur de recherche accuse les studios de vouloir faire une censure d’internet… Une chose est sûre, ce projet secret n’a pas échappé aux têtes pensantes de Mountain View vu que Kent Walker, l’avocat général de Google, a déclaré : « Nous sommes profondément préoccupés par des rapports récents montrant que la MPAA a conduit en secret une campagne coordonnée pour relancer la législation SOPA qui avait échoué sous d’autres formes ».

Alors que la loi SOPA, proposée en 2011, n’avait pas abouti dans sa tentative d’instaurer une loi antipiratage suite aux très nombreuses manifestations soulevées contre sa validation, est-ce que ce nouveau projet arrivera atteindre son objectif ? Une chose est certaine, il s’agira bien de David contre Goliath !

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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