Droit à l’oubli : Google a rejeté 58,7% des demandes

Une année après l’instauration du droit à l’oubli numérique, il est bon de faire un bilan. Le constat est que 58,7% des demandes ont été rejetées par Google.

Cela fait maintenant une année tout juste que la Cour de justice de l’Union européenne avait rendu sa décision de justice concernant le droit à l’oubli pour les internautes européens. Douze mois plus, quelle est la situation ?

Après des débuts laborieux, la procédure mise en place par Google est maintenant opérationnelle, notamment au niveau du temps de traitement qui s’est raccourci.

Au niveau du nombre de demandes, Google a reçu 254 271 demandes concernant la suppression de 922 638 URL. Le moteur de recherche précise que 41,3% des demandes se sont traduites par des suppressions de liens alors que 58,7% des demandes ont été rejetées. Il est donc important de constater que plus de la moitié des demandes ont été refusées.

Par pays, la France est le pays qui a enregistré le plus de demandes. Les Français ont en effet transmis 51 873 requêtes concernant 174 311 URL. Au niveau de l’Hexagone, Google a répondu favorablement à 48% des requêtes.

Derrière la France, on retrouve l’Allemagne (43 206 demandes, 48,9% des requêtes acceptées), puis le Royaume-Uni (32 143 demandes, 37,6% validées).

Les sites les plus concernés par les suppressions de liens sont Facebook (6 805 URL supprimées), ProfileEngine (6 059 URL supprimées), Google Groups (4 000 URL supprimées), YouTube (3 948 URL supprimées) et Badoo (3 644 URL supprimées). Les URL supprimées par Google concernent essentiellement des victimes ou des personnes acquittées qui ne souhaitent plus voir leur nom apparaitre dans le moteur de recherche.

Il est bon de rappeler que le droit à l’oubli ne concerne que les liens dans les moteurs de recherche, pas le contenu à proprement parler. Les liens supprimés ne permettent plus d’accéder aux contenus concernés depuis l’Union européenne, alors que les pages concernées restent visibles pour le reste du monde, sans aucune modification.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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