Culture

20 ans de recherches pour situer la tombe d’Aristote à Stagire

Né en 384 av. J.-C. à Stagire, et mort en 322 av. J.-C. à Chalcis, Aristote fut l’un des penseurs les plus influents de l’histoire de la philosophie. Logicien et précepteur d’Alexandre le Grand, il était reconnu pour ses analyses politiques, ses thèses ontologiques ou encore son analyse de la tragédie, l’épopée et l’imitation de son recueil La Poétique. Il a influencé la réflexion occidentale sur l’art pendant des siècles et suscité de nombreux débats. Pourtant, sa sépulture restait un mystère.


Comme Aristote est décédé à Chalcis, il était communément admis que sa sépulture devait s’y trouver. Ce n’est pas l’avis de Konstantinos Sismanidis, un archéologue qui a passé 20 ans à retrouver la sépulture du philosophe et disciple de Platon.

« Nous avons retrouvé l’autel dont il est fait mention dans les anciens textes, tout comme la route qui avait été empruntée pour aller jusqu’à la tombe du philosophe, tout près de l’ancien marché de la ville », a expliqué Konstantinos Sismanidis à l’occasion de la célébration du 2 400e anniversaire de la naissance du philosophe, jeudi à Thessalonique.

« Nous avons retrouvé sa tombe », a-t-il affirmé en affirmant avoir situé avec « quasi-certitude » la sépulture d’Aristote. Elle n’est pas à Chalcis, mais à Stagire, l’ancienne cité macédonienne où le philosophe est né.

Selon l’archéologue, les cendres du philosophe avaient été ensevelies à l’endroit même où un monument avait été dressé à sa gloire. Dans sa ville natale, Aristote était considéré comme un véritable messie. Konstantinos Sismanidis précise : « Stagire avait été détruite par Philippe II de Macédoine et Aristote était parvenu à convaincre le roi de le laisser reconstruire la cité, de rédiger ses lois et son système de gouvernement. En remerciement, ses concitoyens avaient alors décrété, du vivant du philosophe, d’organiser chaque année des célébrations et des festivals en son honneur ». Est-ce que cela suffit à justifier l’emplacement de la tombe d’Aristote à Stagire ?

Emilie Dubois

Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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