Sciences

Alphabet (Google) va utiliser l’intelligence artificielle pour accélérer la découverte de médicaments

Isomorphic Labs, la nouvelle société d’Alphabet, prévoit d’accélérer la découverte de nouveaux médicaments grâce à l’intelligence artificielle.

Alphabet (Google) prévoit d'utiliser l'intelligence artificielle pour accélérer la découverte de nouveaux médicaments.
Alphabet (Google) va utiliser l'intelligence artificielle pour accélérer la découverte de médicaments

Demis Hassabis, cofondateur et directeur de DeepMind, sera le PDG de la nouvelle société d’Alphabet pendant sa « première phase ».

Alphabet a déclaré avoir créé une nouvelle société, appelée Isomorphic Labs, pour utiliser l’intelligence artificielle afin de créer des médicaments.

La place de l’intelligence artificielle dans la recherche biologique et médicale est de plus en plus importante. Au milieu de cette année, le système AlphaFold a apporté une contribution importante à l’humanité en prédisant la structure 3D d’une protéine à partir de sa séquence d’acides aminés. Sur cette base, Alphabet, la société mère de Google, a annoncé la création d’Isomorphic Labs, une entreprise axée sur la découverte de médicaments.

« La pandémie a mis en lumière le travail vital que de brillants scientifiques et médecins accomplissent chaque jour pour comprendre et combattre les maladies. Nous sommes convaincus que l’utilisation fondamentale de méthodes informatiques et d’intelligence artificielle de pointe peut aider les scientifiques à faire passer leurs travaux au niveau supérieur », déclare Demis Hassabis, PDG de DeepMind et désormais également d’Isomorphic Labs.

Cette nouvelle société aura pour objectif d’accélérer considérablement l’ensemble du processus de découverte de médicaments. Il s’agit actuellement d’un processus complexe, long et coûteux. En moyenne, il faut 10 à 13 ans pour développer de nouveaux médicaments. Toutefois, l’intelligence artificielle pourrait réduire considérablement ces délais.

L’intelligence artificielle au service de la santé

L’intelligence artificielle a atteint un point où elle ne sert plus seulement à analyser des données. Elle peut également être utilisée, comme l’a démontré DeepMind, pour créer des modèles prédictifs et génératifs de phénomènes biologiques complexes. AlphaFold2 a fait un grand pas dans cette direction en juin de cette année. Aujourd’hui, grâce à Isomorphic Labs et aux entreprises qui s’associent à lui, de nombreuses autres percées pourraient être réalisées.

« La biologie est probablement trop complexe et désordonnée pour être résumée à un simple ensemble d’équations mathématiques ordonnées. Mais tout comme les mathématiques se sont avérées être le bon langage de description pour la physique, la biologie pourrait se révéler être le type de régime parfait pour l’application de l’intelligence artificielle. »

Demis Hassabis, PDG d’Isomorphic Labs

On ne sait pas grand-chose d’autre sur cette start-up d’Alphabet. L’article de blog indique qu’ils construiront « une plateforme informatique pour comprendre les systèmes biologiques à partir des premiers principes afin de découvrir de nouvelles façons de traiter les maladies ». Il ne nous reste plus qu’à attendre de commencer à voir les résultats de ce type de mécanisme basé sur l’intelligence artificielle.

Alphabet a déjà d’autres projets dans le domaine médical. Verily, une unité biotechnologique, a eu une large gamme de produits, mais s’est plus récemment concentrée sur le traitement des données avec des partenaires de l’industrie pharmaceutique et des soins de santé. Calico, une entreprise de recherche sur la prolongation de la vie lancée en 2013, a très peu parlé publiquement de ses travaux.

Alphabet (Google) mise désormais sur les produits pharmaceutiques et utilisera l'intelligence artificielle pour les créer.
Crédit : Isomorphic Labs

Emilie Dubois

Emilie Dubois, une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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