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Fallait-il censurer la photo de l’intérieur du Bataclan ?

L’État français a demandé à Facebook et Twitter de censurer la photo macabre prise à l’intérieur du Bataclan après l’attaque. Est-ce justifié ?

La censure est un sujet très sensible. Dès lors, lorsque l’État français demande à Facebook et Twitter de censurer la photo macabre prise à l’intérieur du Bataclan après l’attaque, certains dénoncent cette décision. Fallait-il le faire ?

Le droit au respect

La censure est à déplorer. Mais montrer des morts est particulièrement morbide, c’est aussi un manque de respect aux familles.

Bien que le droit à l’image ne s’applique pas aux personnes décédées, le préjudice moral peut dans certains cas être étendu aux familles des victimes.

Où est l’information ?

Vu que le Daily Mail a publié cette image, on peut se poser la question de l’information qu’apporte cette image, ce qui pourrait justifier sa diffusion. En fait rien. Elle n’apporte rien en termes d’informations, rien au niveau du déroulement, rien sur le profil des djihadistes, rien sur leur mode opératoire. En fait, cette image ne sert qu’a attisé les regards voyeuristes et morbides.

Pourquoi le petit Aylan et pas le Bataclan ?

La photo du petit Aylan, aussi dramatique soit-elle, ne montre pas de sang, et à peine son. L’enfant semble « endormi ». Par contre, la photo du Bataclan est sans ambiguïté : elle est juste horrible !

Faut-il faire l’apologie des terroristes ?

Autoriser la diffusion de cette image serait quelque part faire l’apologie de l’action des terroristes, de dire qu’ils ont raison. Il ne faut oublier que Daech compte sur la puissance de l’image pour séduire de nouveaux partisans. Publier la photo du massacre signifierait tomber dans leur piège.

En conclusion, oui, il fallait censurer cette photo !

Eagles of Death Metal sur scène avant l'attentat.
Eagles of Death Metal sur scène avant l’attentat.

Fallait-il censurer cette photo du Bataclan ?

Emilie Dubois

Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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