Sciences

L’Australie condamne à mort 2 millions de chats sauvages

« Notre faune a subi l’un des taux d’extinction les plus élevés du monde », a déclaré le commissaire aux espèces menacées de l’Australie pour justifier l’intention du gouvernement australien de tuer 2 millions de chats.

Alors qu’il est estimé que la population de chats sauvages qui vit en Australie serait de 10 à 20 millions d’individus, le gouvernement a décidé d’en éliminer 2 millions. Pour cette opération, le poison (notamment le Portbait) a été retenu, un plan qui coûtera environ 1,7 million de dollars australiens, soit 1 million d’euros.

Les chats sont arrivés en Australie au XIXe siècle, avec les premiers bateaux. Depuis, ils ont proliféré et ne sont plus les bienvenus. Pourquoi ? Simplement parce qu’ils contribuent à la disparition d’espèces endémiques.

Entre les bandicoots-lapin à queue blanche, les bandicoots du désert, la souris sauteuse à grandes oreilles ou encore le wallaby à queue cornée, « les chats sauvages ont contribué activement à l’extinction d’au moins 27 espèces depuis leur arrivée en Australie et ils continuent à faire des ravages », dénonce le gouvernement.

Par l’entremise de Gregory Andrews, le commissaire aux espèces menacé de l’Australie, le gouvernement répond aux opposants : « Je voudrais d’abord vous féliciter pour votre engagement à défendre le bien-être des animaux. J’ai également de la compassion pour les animaux avec qui nous partageons ce monde, et je me soucie particulièrement des espèces natives d’Australie. […] Notre faune a subi l’un des taux d’extinction les plus élevés du monde ».

Car bien évidemment, face à ce plan de condamné à mort 2 millions de chats sauvages, des opposants se sont manifestés, à commencer par la fondation Brigitte Bardot. « Il n’y a pas d’alternative que de stériliser », a lancé l’ancienne star du cinéma tout en dénonçant bien évidemment vivement le projet du gouvernement australien.

En réponse, Gregory Andrews a déclaré : « Chère Madame Bardot, vous voulez protéger les chats et c’est très bien. Nous, nous voulons protéger la bettongie à queue touffue, l’opossum à queue en anneau des côtes ouest, et aussi le numbat ! ».

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