Sciences

La NASA dévoile la première image du télescope Webb

Préparez-vous à découvrir des vues impressionnantes de l'univers comme nous ne l'avons jamais vu auparavant

Le 12 juillet, le télescope spatial James Webb dévoilera ses premières photographies couleur haute résolution, dont l’une, selon l’administrateur de la NASA Bill Nelson, est « l’image la plus profonde de notre cosmos jamais capturée. »

L’observatoire spatial, qui a été lancé en décembre, sera capable de voir l’intérieur des atmosphères des exoplanètes et d’observer certaines des premières galaxies formées après la création de l’univers en utilisant la lumière infrarouge.

La publication des premières images mettra en évidence les compétences scientifiques de Webb et le potentiel de son grand miroir doré et de ses capteurs scientifiques pour réaliser de magnifiques photos.

Vendredi, la NASA a révélé les cinq premières cibles célestes de Webb, donnant ainsi un aperçu de ce que l’on peut s’attendre à voir dans les images publiées. Un comité international composé de représentants de la NASA, de l’Agence spatiale européenne, de l’Agence spatiale canadienne et du Space Telescope Science Institute de Baltimore a sélectionné les cibles.

La nébuleuse de la Carène, située à environ 7 600 années-lumière, est l’une des cibles. Cette pouponnière stellaire, où les étoiles sont créées, est l’une des nébuleuses les plus grandes et les plus brillantes du ciel et abrite plusieurs étoiles nettement plus massives que notre soleil.

En outre, mardi, le premier spectre en couleur d’une exoplanète, WASP-96b, sera publié. Le spectre comprendra plusieurs longueurs d’onde lumineuses qui pourraient révéler de nouvelles informations sur la planète située à 1 150 années-lumière de la Terre, comme le fait qu’elle possède ou non une atmosphère. La planète, qui a été découverte en 2014 et a la moitié de la masse de Jupiter, tourne autour de son étoile tous les 3,4 jours.

Début mai, le capteur de guidage fin de Webb a capturé cette image test pendant huit jours. Elle démontre la capacité de Webb à prendre des photos détaillées d’objets extrêmement faibles.

La troisième cible est la nébuleuse de l’anneau austral, distante de 2 000 années-lumière, souvent connue sous le nom de « Huit-Burst ». Cette nébuleuse planétaire expansive présente un nuage de gaz en expansion entourant une étoile morte.

Le Quintette de Stephan, qui illustrera la façon dont les galaxies interagissent entre elles, est également prévu dans la publication. Ce groupe compact de galaxies a été découvert en 1787 dans la constellation de Pégase, à 290 millions d’années-lumière de distance. Selon un communiqué de la NASA, quatre des cinq galaxies du groupe « sont impliquées dans une danse cosmique de fréquentes rencontres rapprochées ».

La dernière cible est SMACS 0723, où une énorme collection d’amas de galaxies magnifie les objets situés derrière elles. Ce phénomène, connu sous le nom de lentille gravitationnelle, créera la première image en champ profond de Webb de galaxies extrêmement anciennes, distantes et peu lumineuses. Il s’agira de l’image la plus lointaine de l’univers que l’humanité ait jamais regardée.

L’objectif initial du télescope était d’observer les premières étoiles et galaxies de l’univers, ou de regarder « l’univers allumer ses lumières pour la première fois », selon Eric Smith, scientifique du programme Webb et chef scientifique de la division Astrophysique de la NASA.

M. Smith a contribué au projet Webb depuis sa création, au milieu des années 1990.

Smith a noté dans une mise à jour : « Le télescope spatial James Webb nous fournira de nouveaux yeux puissants pour étudier l’univers. » Le monde est prêt à connaître une renaissance.

Emilie Dubois

Emilie Dubois, une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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