10 millions de vues pour « Kung Fury » : son réalisateur tient sa promesse

Alors que le financement participatif est parfois critiqué pour son rôle détourner de financer des projets professionnels, le film « Kung Fury » est la preuve de l’intérêt de ce genre de financement.

Bien que les plateformes de financement participatif soient désormais entrées dans les mœurs, la réalité est que ces sites servent très souvent à arrondir les budgets des entreprises pour certains projets en sollicitant le soutien des internautes. Au final, le produit qui en découle est commercialisé comme n’importe quel autre produit, ce qui est notamment le cas dans le jeu vidéo.

Mais heureusement, il existe des projets comme « Kung Fury ». En 2013, David Sandberg a utilisé KickStarter pour chercher 200 000 dollars, sur un budget de 1 million de dollars, pour réaliser son film, une sorte d’hommage aux films policiers de série B des années 80.

Bien que le projet ait finalement récolté 630 019 dollars, David Sandberg n’a pas cherché à en faire plus que ce qu’il avait promis, avec une équipe très réduite et des effets spéciaux maison. Au final, il en ressort un moyen métrage d’une trentaine de minutes.

Mais là où « Kung Fury » toutes ses promesses, c’est que le film est gratuitement disponible sur internet depuis quelques jours, d’où le véritable intérêt du financement participatif.

De plus, le film bénéficie d’une couverture médiatique importante après avoir été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs 2015 à Cannes et profité du soutien de l’acteur David Hasselhoff. « Kung Fury » s’est aussi fait connaitre à travers un clip qui a beaucoup fait parler de lui.

Depuis sa mise en ligne le 28 mai dernier, sur YouTube et Steam, « Kung Fury » a déjà été visionné pas loin de 10 millions de vues rien que sur YouTube.

Histoire de tout de même financer son projet, David Sandberg mit en place, par le biais de sa société de production Laser Unicorns, un univers marketing autour de son film. Il est par exemple possible d’acheter la bande originale du film, des affiches et des t-shirts. Il est souligné que le film n’est proposé à la vente sur aucun support physique.

À l’occasion d’une interview, David Sandberg a confié que « Kung Fury n’est que le début. J’ai le projet de faire une version longue de Kung Fury et quelques autres idées, mais c’est un peu tôt pour en parler. Mon seul rêve, c’est de pouvoir faire des films le reste de ma vie. Ce projet m’a permis d’ouvrir beaucoup de portes, j’espère en ouvrir d’autres. »

« Kung Fury » est donc la preuve que le financement participatif n’est pas que délibérément intéressé ni uniquement destiné aux gros studios.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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