3 échecs pour une 1 réussite, SpaceX ne réussit pas à rééditer l’atterrissage de son lanceur

Échec – échec – réussi – échec, telle est la série des tentatives de récupération du premier étage de son lanceur Falcon 9 par SpaceX. En clair, malgré l’atterrissage réussi en décembre dernier, cette manœuvre est très compliquée et visiblement pas encore totalement maitrisée.

SpaceX considère que la récupération du premier étage de son lanceur Falcon 9 de manière régulière serait un moyen efficace pour réduire le coût des lancements. C’est pour cette raison que l’entreprise d’Elon Musk tente de maitriser le retour de sa fusée. Après deux échecs lors des deux premières tentatives, l’atterrissage réussi le 22 décembre dernier augurait le début de la récupération. La quatrième tentative remet tout en question.

C’est après le lancement du satellite franco-américain Jason 3, ce dimanche 17 janvier, que SpaceX a essayé de faire poser le premier étage de son lanceur sur une barge dans le Pacifique. « Le premier étage est bien venu sur la barge, mais il semble que l’atterrissage a été brutal », a tweeté l’entreprise américaine. « Malheureusement, le premier étage ne se trouve pas posé en position verticale sur la barge, mais la bonne nouvelle c’est que la mission principale se déroule bien », a pour sa part déclaré un commentateur.

En clair, malgré le succès du mois de décembre, il semble que SpaceX ne maitrise pas encore totalement la récupération du premier étage de son lanceur. En raison de l’éloignement de la barge, aucune image en direct n’a été diffusée. SpaceX en promet toutefois pour un peu plus tard.

Échec de l’atterrissage, réussite du lancement du satellite

Comme cela a été dit, « la mission principale se déroule bien ». En clair, 56 minutes après son lancement de la base aérienne Vandenberg (Californie) à 18h42 GMT, Jason 3 a été largué. Il a déployé ses panneaux solaires quelques minutes plus tard.

Construit par le groupe français Thales Alenia Space, Jason 3 est un satellite qui va mesurer en temps quasi réel le niveau des mers, la puissance des vents, la hauteur des vagues, la direction des courants … Sa mission est de contribuer à améliorer les prévisions météorologiques et mieux comprendre le réchauffement climatique. Il est le fruit d’une coopération entre le CNES, l’EUMETSAT, la NASA et la NOAA. Jason 3 sera plus précis que ses prédécesseurs en étant capable de mesurer l’élévation des océans avec une précision inférieure à quatre centimètres, mais aussi de mesurer la vitesse des vents et la force des courants jusqu’à un kilomètre des côtes (dix kilomètres actuellement).

Jim Silva, le responsable de la mission à la NOAA, a précisé avant son lancement : « Sa mission première est de déterminer la circulation océanique et le niveau des mers ». Il a aussi dévoilé que son lancement et son exploitation pendant 5 ans coutent 180 millions de dollars.

« L’élévation des océans est le symptôme le plus évident du réchauffement planétaire qui guide les prévisions d’ouragans, de réapparition du courant chaud du Pacifique El Nino et d’autres phénomènes météorologiques extrêmes. Plus de 90% de la chaleur piégée à la surface de la planète se concentre dans les océans qui sont peut-être de ce fait le facteur le plus important dans le changement climatique », a pour sa part expliqué Laury Miller, la responsable scientifique de Jason 3 à la NOAA.

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Véritable touche à tout qui traine déjà derrière lui un long parcours professionnels dans le monde de la technologie, j’ai un jour décidé de me réorienter vers le journalisme par goût pour l’information et l’actualité. De fil en aiguille, j’ai été amené à écrire pour linformatique.org. Que cela soit la miniaturisation, les innovations ou l’amélioration des performances, ce qui concerne le progrès m’intéresse. Comprendre les choses, comme la création de l’univers, ce qui s’est passé au néolithique, ce qui compose une comète ou l’impact du génome sur une maladie sont très motivant pour moi en raison de l’impact de ces découvertes sur notre passé, notre présent et notre futur.

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