Analyser le sang des dinosaures pour percer un grand mystère

Pour percer le mystère du passage du sang froid au sang chaud, des scientifiques espèrent pouvoir analyser le sang des dinosaures.

À l’heure actuelle, les dinosaures sont supposés avoir le sang froid, c’est-à-dire une température corporelle qui varie avec celle de leur milieu, alors que les oiseaux, leurs descendants, ont le sang chaud, soit une température constante. Un des mystères est de savoir quand et comment ce changement est survenu dans l’évolution des espèces.

« On pense que les ancêtres des dinosaures étaient à sang froid tandis que leurs descendants, les oiseaux, sont à sang chaud. Cela signifie qu’au fil du temps, les caractéristiques du sang ont évolué », explique Sergio Bertazzo, de l’Imperial College London.

« Si nous pouvons analyser les cellules sanguines de nombreux dinosaures, nous pourrons déterminer quand le dinosaure s’est mis à avoir le sang chaud », précise le coauteur de l’étude parue dans la revue Nature Communications.

Cette étude fait référence à la découverte de ce qui semble être des globules rouges et des fibres de collagène dans des os de dinosaures. « Cette découverte est importante, car elle fournit une preuve supplémentaire que la matière organique peut survivre pendant des millions d’années, même dans des fossiles qui ne sont pas exceptionnellement bien conservés », souligne le scientifique. « La probabilité de trouver de la matière organique est donc beaucoup plus élevée qu’on ne le pensait », a-t-il encore ajouté.

« De nombreuses autres études seront nécessaires avant de savoir si, oui ou non, il sera possible un jour de découvrir l’ADN des dinosaures », prévient Sergio Bertazzo. Par contre, les échantillons sanguins trouvés dans des fossiles de dinosaures vont permettre aux chercheurs d’étudier la physiologie et le métabolisme de ces animaux disparus et de montrer les liens existant entre les différents groupes de dinosaures.

D’après Sergio Bertazzo, les échantillons découverts possèdent certaines similitudes avec les cellules sanguines présentes chez les émeus.

L’étude précise tout de même que d’autres preuves supplémentaires seront nécessaires afin de confirmer que les structures trouvées correspondent bien à des globules rouges.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
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