Arrivée de Netflix en France : 1 térabit par seconde pour démarrer

Netflix compte bien se doter des moyens nécessaires pour débarquer en France. C’est ainsi que sa connexion au réseau internet français est de 1 térabit par seconde pour le démarrage su service.

Avec quasiment un milliard d’heures de programmes visionnées chaque mois, les besoins en bande passante de Netflix sont gigantesques, une problématique qui a d’ailleurs déjà causé de nombreux soucis aux États-Unis. Il faut dire qu’en prime time, son service occuperait plus d’un tiers de la bande passante disponible !

Au moment de débarquer en France, les mêmes questions se posent. C’est ainsi que Netflix vient de se connecter au réseau internet français par un « gros » tuyau de 1 térabit par seconde, une capacité équivalente à celle d’un fournisseur pour 5 millions d’abonnés, ce qui est par exemple plus qu’un Dailymotion, mais bien moins que YouTube.

Si 1 téra peut sembler énorme comme bande passante alors qu’un opérateur comme Numéricable ne pèse « que » 200 à 300 gigabits par seconde ou 700 gigas pour SFR. Pourtant, pour Netflix, il ne s’agit que d’une étape vu que son ambition serait de s’interconnecter avec un tuyau encore plus gros à l’avenir. Mais pour absorber de tels volumes, il faudra aussi que les opérateurs augmentent la capacité de leurs équipements, une opération qui sera bien évidemment couteuse et qui nécessitera du temps.

Concrètement, c’est à Paris, au boulevard Voltaire, que Netflix a installé ses serveurs, un passage obligé où s’interconnecte tous les opérateurs télécoms qui entre eux depuis la dérégulation du secteur. C’est dans ce lieu que 80% du trafic Internet français transite, dorénavant également Netflix.

Dans le détail, il est bon de préciser que 100 gigabits par seconde seront attribués au point d’interconnexion public français, et que le reste sera dédié aux arrangements privés avec les fournisseurs d’accès internet.

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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