Articles de presse sur Facebook : la publicité en toile de fond

Neuf éditeurs de presse se sont alliés à Facebook pour proposer des articles sur le réseau social. La publicité se profile en toile de fond.

Avec « Instant Articles » (« Articles instantanés »), l’idée de Facebook est de proposer des articles de presse à ses utilisateurs pour que ceux-ci ne quittent pas l’application pour aller les lire ailleurs. L’enjeu de ce temps supplémentaire passé au sein du réseau social est bien évidemment qu’ils soient soumis plus longtemps aux contenus publicitaires.

Pour les neuf éditeurs de presse qui se sont alliés à Facebook, le but premier est d’avoir de l’audience. Avec 1,4 milliard d’utilisateurs dans le monde, le réseau social dispose d’un réservoir de lecteurs impressionnant, ce qui explique certainement pourquoi le New York Times, National Geographic, BuzzFeed, NBC, The Atlantic, The Guardian, BBC News, Spiegel et Bild ont accepté d’être les partenaires de Facebook.

Mais là encore, la publicité est au centre des débats. En effet, l’accord conclu entre Facebook et les éditeurs prévoit qu’ils pourront vendre des espaces publicitaires avec leur contenu et conserver les revenus, ou participer directement à la régie publicitaire du réseau social.

Il est aussi prévu qu’ils puissent connaître les données sur le trafic par le biais de ComScore et d’autres outils de mesure mis à disposition par Facebook.

La réalité actuelle, c’est que les réseaux sociaux arrivent dégager des revenus de la publicité, ce que les éditeurs de presse traditionnels ont encore de la peine à faire. De fait, cette alliance vise officiellement à proposer des contenus de qualité aux utilisateurs de Facebook, mais surtout à mieux valoriser la publicité.

Danny Sullivan, fondateur éditeur du blog Search Engine Land, s’inquiète des conséquences de cet accord. Selon lui, indique cet accord va ouvrir la voie à Google pour faire la même chose : « J’ai peur des conséquences quand un internet indépendant sera encadré par les deux géants que sont Facebook et Google ».

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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