Babar : lorsque la DGSE joue à la NSA

En matière d’espionnage sur internet, on pense immédiatement à la NSA. La DGSE française ne serait pas en reste avec le spyware Babar.

Lorsqu’on parle d’espionnage sur internet, cela évoque principalement les pratiques de la NSA. Il est bien évident que l’agence américaine ne détient pas un monopole en la matière.
Deux équipes de chercheurs ont passé au crible les malware Baba et EvilBunny. Leur verdict est que ces deux logiciels espions ont des origines françaises, certainement la DGSE même si elle n’est pas directement nommée.

« L’attribution de l’origine, surtout dans le cas d’un malware professionnel, est toujours difficile » souligne Paul Rascagnères, de la société Gdata. Il n’accuse pas directement la DGSE, mais fait remarquer que « l’implication des services de renseignement français » semble fondée en raison « d’indices dans le code », donnant l’exemple de l’utilisation du terme « ko » pour kilo-octet au lieu de « kb » pour kilobyte.

Babar était capable d’écouter les conversations des messageries instantanées, par exemple Skype, Yahoo Messenger et MSN. Ce spyware pouvait autant surveiller le son passant par le micro et le haut-parleur de l’ordinateur que le texte tapé au clavier. Ce malware aurait principalement été déployé en Iran dans le but d’espionner son programme nucléaire. D’autres machines infectées ont été en Algérie, en Égypte, en Espagne et au Canada.

D’après Cyphort Marion Marschalek, EvilBunny serait un malware qui aurait été créé par les mêmes développeurs que ceux de Babar. On retrouve en son sein les mêmes erreurs d’anglais par exemple.

Si ces accusations contre la DGSE, ou les services français en général, peuvent surprendre, la réalité est que « la France est l’un des pionniers en matière de surveillance depuis la Première Guerre mondiale », explique l’historien spécialiste de la NSA, Matthew Aid.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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