BlackBerry achète du cryptage

Le constructeur de smartphones BlackBerry a annoncé le rachat de l’entreprise de cryptage allemande Secusmart.

C’est vendredi, pour un montant non communiqué, que le constructeur de smartphones canadien BlackBerry a annoncé le rachat de l’entreprise de cryptage allemande Secusmart. Cette entreprise conçoit des logiciels de cryptage qui protège les communications mobiles.

Installée à Düsseldorf, Secusmart propose des solutions de cryptage pour le gouvernement allemand. Victime de difficultés financières, la firme allemande a été approchée par BlackBerry en vue d’un rachat. C’est en juillet dernier que les deux entreprises auraient trouvé un terrain d’entente pour cette acquisition.

Suite à une déclaration d’intention de rachat, Berlin s’est penché sur cette transaction du point de vue de la sécurité nationale et de la concurrence, notamment en ayant en perspective les pratiques de la NSA, par exemple les révélations sur l’espionnage des télécommunications de la chancelière Angela Merkel par le gouvernement américain. Il est à préciser que le logiciel Secusmart installé sur un smartphone fourni à la chancelière par son parti n’aurait pas été exploité.

En vertu de cette préoccupation, une personne proche du dossier affirme que BlackBerry aurait été forcé de révéler son code source à l’Office fédéral pour la sécurité de l’information, l’autorité responsable de la sécurité informatique du gouvernement en Allemagne, mais aussi que la firme canadienne a également dû conclure un engagement de ne pas espionner sur le sol allemand, un accord de « non-espionnage » désormais devenu commun pour les marchés publics allemands.

En commentaire à l’annonce de ce rachat, BlackBerry communique que l’acquisition de Secusmart va renforcer ses capacités en matière de sécurité grâce au cryptage et au système anti-écoute des solutions qui vont consolider l’offre de l’entreprise canadienne.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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