CERN : le grand collisionneur de hadrons est plus beau que jamais

Fermé pour entretien depuis 2013, le grand collisionneur de hadrons est plus beau que jamais maintenant qu’il a été remis à niveau.

Le grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN est l’accélérateur de particules le plus grand et le plus puissant du monde. Son anneau de 27 kilomètres de circonférence formé d’aimants supraconducteurs et de structures accélératrices qui augmentent l’énergie des particules qui y circulent était fermé pour entretien depuis 2013.

Remis à neuf, il est plus beau que jamais prêt à détecter des particules encore plus mystérieuses que le boson de Higgs. C’est durant ce printemps que le LHC va être redémarré.
Son but va être de détecter des particules subatomiques impliquées dans la supersymétrie, des « jumeaux » des particules qui forment la base de la matière. En cas de découverte, il s’agirait d’une percée encore plus importante que le boson de Higgs vu qu’il s’agirait d’une particule subatomique fondamentale pour l’attraction gravitationnelle.

La première particule de la supersymétrie qui est susceptible d’être découverte s’appelle un gluino, le jumeau symétrique du gluon. « Cela pourrait être dès cette année. L’été semble un peu difficile, mais peut-être pour la fin de l’été, si nous sommes vraiment chanceux », déclare le professeur Beate Heinemann, de l’Université de Californie à Berkeley.

Découvrir un insaisissable gluino serait un pas en direction des insaisissables et incompréhensibles trous noirs, une matière et une énergie sombre qui ont jusqu’à présent défié la détection.
Lors de sa maintenance, 18 nouveaux aimants dipôles supraconducteurs ont été remplacés à cause de l’usure sur les 1 232 que compte le LVC au total. 10 000 connexions entre ces aimants dipolaires ont été ajoutées pour fournir des chemins alternatifs aux courants de 11 000 ampères.

Le CERN a également ajouté près de 60 000 nouveaux cœurs et plus de 100 pétaoctets de mémoire au pour qu’il soit en mesure de traiter une beaucoup plus grande quantité de données.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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