Cityscoot : des scooters électriques en libre-service à Paris

Sur le modèle des Vélib’ et Autolib’, la société Cityscoot va proposer des scooters électriques en libre-service à Paris.

Pour se déplacer dans Paris, les Parisiens peuvent déjà louer en libre-service des vélos et des autos via les services Vélib’ et Autolib’. Dès le mois de juin, ils pourront accéder selon le même principe à des scooters électriques.

À la différence des Vélib’ et Autolib’ qui sont des initiatives de la Mairie de Paris, ces scooters électriques sont une initiative de la petite société Cityscoot.

« L’idée m’est venue en 2012. J’avais déjà créé une société de service de scooters en 2005 puis de location de scooters en 2011. La mise en place d’un service de scooters en libre-service m’a paru naturellement être l’étape suivante », explique Bertrand Fleurose, PDG de Cityscoot.

La flotte de scooters sera entièrement électrique, ce qui signifie moins de bruit, moins de pollution et moins de temps passé à rechercher une borne libre. Contrairement aux autres véhicules parisiens en libre-service, ces scooters pourront être laissés à n’importe quel endroit de la ville. « Les appareils libres seront localisables grâce à une application mobile précise à deux mètres », explique Bernard Edelist, directeur stratégie et développement de Cityscoot. « Une fois le véhicule repéré, l’application vous envoie par SMS un code à 4 chiffres qui pour démarrer directement le scooter », sans clefs ni carte.

Pour la phase de test qui durera quatre mois, à compter de début juin, 35 scooters seront mis en service et trois tarifs sont proposés.

Lorsque le scooter est laissé dans la rue, l’utilisateur sera facturé 3 euros le quart d’heure. Ce tarif passera à 2 euros si le client rapporte le scooter près d’une prise électrique, disponible sur l’une des 400 stations Autolib’, ou dans un parking Vinci avec qui Cityscoot a signé un accord. Dans le cas où le conducteur récupère un scooter ayant un niveau de batterie inférieur à 30% et le rapporte à une prise électrique, son utilisation sera gratuite.

Pour autant que le test soit un succès, Cityscoot prévoit ensuite d’augmenter sa flotte à 250 scooters d’ici la fin de l’année et à 1 000 en 2016. D’ici là, « nos scooters auront deux batteries, ce qui les rendra parfaitement autonomes et enlèvera la préoccupation du niveau de charge au client », affirme Bernard Edelist.

« La sécurité est l’une de nos principales préoccupations », ajoute Bernard Edelist. Les engins ne pourront ainsi pas rouler à plus de 45 km/h.

« Lors de son inscription sur le site internet ou l’application, chaque utilisateur devra répondre à un questionnaire pour déterminer sa capacité et son expérience dans la conduite d’un scooter. Une formation sera imposée par Cityscoot aux utilisateurs n’ayant jamais conduit de deux-roues, et rendue facultative pour les autres. La validité des permis de conduire ou l’obtention des brevets de sécurité routière (BRS) seront également vérifiées pour chaque utilisateur. »

Alors que Cityscoot n’a aucun lien avec la Mairie de Paris, « Notre dispositif ne nécessite pas de bornes ni de station et nous rend donc complètement indépendant de la mairie de Paris », insiste Bertrand Fleurose, la mairie déclare « valoriser cette initiative de nouvelle mobilité propre » et se déclare prête à travailler avec Cityscoot. « Notre seule préoccupation concerne l’encombrement des trottoirs de la ville par les scooters de Cityscoot ».

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentiPad Pro : des nanofils d’argent et de la Force Touch ?
Article suivantPlay Store : se préinscrire pour être prévenu de la sortie d’une appli

Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here