CO2 : la NASA compte faire mieux avec OCO-2

Après avoir publié une vidéo représentant la fluctuation saisonnière du CO2 sur une année, la NASA fonde tous ses espoirs sur le satellite OCO-2 pour avoir des données encore plus pertinentes.

C’est sur la base des données collectées en 2006 que la NASA a pu établir une modélisation de la fluctuation saisonnière du CO2 sur une année, une superbe vidéo-choc qui a mis en émoi la communauté scientifique. Pour obtenir ce résultat, l’agence américaine a dû utiliser plus de 75 jours de son supercalculateur du Goddard Space Flight Center dans le Maryland.

Hormis le fait de montrer que les États-Unis, l’Europe et l’Asie de l’Est sont les plus grands émetteurs de CO2, ce que l’on sait pertinemment, c’est la fluctuation qui choque, le fait que tout l’hémisphère nord en subit les conséquences alors que l’hémisphère sud est relativement épargné. Cette animation permet également de mieux comprendre les corrélations entre le CO2 et la nature, que cela soit la végétation ou les océans.

À elle seule, cette vidéo pourrait pousser les décideurs à enfin prendre sérieusement en main le problème des émissions de CO2, surtout que la situation s’est aggravée depuis 2006…

Pour espérer faire réellement bouger les choses, la NASA compte également sur OCO-2, un satellite qui devrait être opérationnel à l’été 2015. Sa mission sera de mieux comprendre l’influence des forêts et des océans sur les niveaux de CO2, notamment leurs facultés à pouvoir en absorber.

Un des buts avoués d’OCO-2 sera aussi de découvrir les émetteurs de CO2 actuellement sous-estimés, comme l’agriculture que certains estiment être responsable de 20 à 50% de l’augmentation des émissions à long terme en raison de l’utilisation des engrais, sans que cela soit pour le moment démontré.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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