La comète 67P/Churyumov-Gerasimenko serait plutôt un cygne noir…

Alors que tout le monde évoque la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko comme étant un canard, les images sont trompeuses. Il faudrait plutôt parler d’un cygne noir ! comete-67pchuryumov-gerasimenko-plutot-cygne-noir

Selon les images publiées par l’Agence spatiale européenne (ESA), la forme de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko fait penser à celle d’un canard, ce qui n’est pas forcément faux. Par contre, la grande caractéristique des comètes est qu’elles sont aussi noires qu’un morceau de charbon. Dès lors, l’appellation cygne noir semblerait plus judicieuse.

Il faut savoir que la réflectivité d’une comète est de l’ordre de 4-6%, ce qui correspond au pourcentage de lumière incidente qui est réfléchi dans l’espace. À titre de comparaison, La Terre qui est très lumineuse avec ses nuages blancs, possède un indice de 30-35%.

La question qui se pose est donc de savoir pourquoi une comète, normalement constituée de glace, ne reflète pas plus la lumière ? La réponse est toute simple… sa surface est recouverte de matières organiques. Comme l’explique la professeure Jessica Sunshine, « Si vous commencez à jeter quelque chose de sombre sur un matériau lumineux, il n’en faut pas beaucoup pour rendre ce matériel sombre notre regard ».

De fait, la mission de Philae visera à déterminer la composition de cette matière organique, une étude qui pourrait nous apprendre beaucoup de chose sur l’origine de la vie.

Au final, peu importe si on qualifie la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko de cygne noir ou de canard, ce qui est important est qu’elle livre au maximum de renseignements aux chercheurs.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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