Crash de l’A320 : l’énigme Andreas Lubitz

Pourquoi est-ce que le copilote a délibérément provoqué le crash de l’Airbus A320 de la compagnie Germanwings ? Pour répondre à cette question, il faut résoudre l’énigme Andreas Lubitz.

150 personnes sont tragiquement décédées dans le crash d’un Airbus A320 de la compagnie aérienne Germanwings. Il s’avère désormais certain que c’est le copilote, Andreas Lubitz, qui a délibérément provoqué cet accident, mais pourquoi ?

Pour répondre à ce « pourquoi », de nombreuses théories circulent pour expliquer les motivations du copilote, pour résoudre l’énigme Andreas Lubitz.
Les médias ont largement relayé l’hypothèse de troubles psychiatriques chez Andreas Lubitz pour expliquer ce suicide qui relève aussi du meurtre de masse. Les experts soulignent la complexité de la raison du suicide, qu’il est difficile de relier à un aspect ou événement isolé de sa vie.

Plusieurs journaux allemands ont repris l’idée que le copilote pouvait être en dépression. Le quotidien Bild, citant des documents officiels, affirme par exemple que Lubitz a traversé un « épisode dépressif lourd » il y a six ans et qu’il suivait toujours un traitement « médical particulier et régulier ». Aucune source officielle ne confirme pour le moment qu’il souffrait de dépression.

Sans préciser la maladie, le parquet de Düsseldorf a dévoilé que des documents avaient été découverts à son domicile attestant qu’il souffrait d’« une maladie existante et suivait des traitements médicaux correspondants ». Une clinique a confirmé avoir le jeune homme pour patient pour « des diagnostics », mais dément l’avoir soigné pour dépression.
Le patron de Lufthansa, maison-mère de Germanwings, a aussi indiqué que Lubitz avait interrompu sa formation de pilote « pendant un certain temps », avant de la reprendre et de piloter depuis 2013. Il a refusé de donner les raisons de cet interlude.

Le quotidien Welt am Sonntag, citant un enquêteur anonyme, affirme que des médicaments destinés au traitement de maladies psychiques ont été retrouvées à son domicile. Le journal ajoute que Lubitz aurait été suivi par « plusieurs neurologues et psychiatres ». Les enquêteurs n’ont pas souhaité confirmer ni démentir cette information.

Une autre hypothèse serait que le copilote soit en pleine « crise dans sa vie personnelle », une thèse avancée par Bild sur la base que Lubitz aurait eu des problèmes de couple importants. Le général Jean-Pierre Michel, sous-directeur de la police judiciaire à la direction générale de la gendarmerie nationale, a affirmé qu’il n’y avait pour le moment « pas d’élément particulier » dans la vie du copilote qui expliquerait son geste.

C’est encore Bild qui affirme que sa petite amie était enceinte. Enseignante en mathématiques et en anglais, la jeune femme aurait annoncé la nouvelle à ses élèves il y a quelques semaines. L’information n’a pour l’heure pas été confirmée.

Le New York Times et Bild, séparément, ont annoncé que Lubitz pourrait avoir un problème oculaire : un décollement de la rétine. Embarrassante pour un pilote, ce problème est guérissable s’il est soigné à temps. Cette information n’a pas encore été confirmée.

La licence d’Andreas Lubitz expirait en juin 2015. Est-ce que le copilote craignait pour sa carrière de pilote ? C’est ce que suggère une hôtesse de l’air, une ancienne petite amie. « S’il a fait ça […] c’est parce qu’il a compris qu’à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d’un emploi à la Lufthansa, comme commandant de bord et pilote de long courrier était pratiquement impossible ». Personne n’a pour le moment laissé entendre que Lubitz risquait de perdre sa licence.

Cette même hôtesse a aussi confié que Lubitz avait confié vouloir « commettre un acte qui changerait tout le système » et que « tout le monde se souviendrait de son nom ». Largement reprise par la presse, cette déclaration semble indiquer que son acte pourrait avoir été prémédité depuis longtemps.

Mais pour le moment, rien n’est encore officiel. C’est aux enquêteurs français et allemands de percer l’énigme Andreas Lubitz.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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