Croissance : la France toujours en panne

Le moteur de la croissance est toujours en panne. Après avoir stagné au premier trimestre, elle est restée empêtrée à zéro au second trimestre, obligeant le gouvernement a sérieusement révisé ses prévisions.

Avec un « acquis de croissance » de 0,3% à fin juin, la France se retrouve très loin de la prévision initiale de 1% prévue par le gouvernement. Cette panne de croissance s’explique par une croissance qui a stagné au premier trimestre, puis qui s’est empêtrée à zéro au second trimestre.

Comme l’annonce l’INSEE ce jeudi, pratiquement tous les moteurs de croissance sont en panne, à l’exemple de la production totale de biens et services qui s’est légèrement contractée de 0,1%, les exportations qui ont stagné alors que les importations ont augmenté de 0,4%. Le seul point positif étant que la consommation des ménages (+0,5%) et les dépenses publiques (+0,5%) ont soutenu l’activité, une bonne nouvelle relative vue qu’elle correspond avant tout à un retour à la normale au niveau de la facture énergétique suite à l’hiver très doux.

À cela, il faut encore ajouter un déficit commercial de quelque 30 milliards d’euros fin juin, des stocks qui pèsent sur l’activité, ou encore les investissements des ménages en NET de recul de 2,4%.

De fait, Michel Sapin, le ministre des Finances, a pris acte de cette panne de croissance en annonçant une révision de la prévision de croissance officielle pour cette année à 0,5%, à peine mieux que le 0,4 de 2013.

Cette panne de croissance a bien évidemment des répercutions, comme un déficit qui sera supérieur aux espérances de 3,8% du PIB, oui encore repousser l’espoir de ramener le déficit public à la limite européenne de 3% de 2015 à une date ultérieure.

Face à cette morosité économique, Michel Sapin a par ailleurs demandé à la Banque centrale européenne (BCE) d’aller « au bout de ses possibilités » pour faire face au risque de déflation de toute la zone euro.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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