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Cyberattaque contre le ministère de la Défense pour « venger » Rémi Fraisse

Le site web du ministère de la Défense a été pris pour cible par une cyberattaque visant à « venger » la mort du militant écologiste Rémi Fraisse.

C’est le 26 octobre 2014 que Rémi Fraisse, un militant écologiste, a été tué par l’explosion d’une grenade offensive, lancée par un gendarme alors qu’il manifestait contre la construction du barrage de Sivens, dans le Tarn. Son décès avait provoqué de nombreux heurts, notamment à Nantes et à Toulouse, ville d’origine du jeune écologiste.

Mardi, un groupe de pirates informatiques, baptisé Anonymous OpGPII, a revendiqué une attaque par déni de service distribué (DDoS) contre le site web du ministère de la Défense. Il est resté inaccessible durant l’essentiel de la journée. C’est sur Twitter que le groupe de pirates a revendiqué son action en annonçant : « Aujourd’hui, nous commençons une opération pour venger Rémi Fraisse ». Un tweet a également été envoyé au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Sur le site Pastebin, les Anonymous déclarent également que « Pendant trop longtemps, Anonymous est resté à l’écart, nous n’avons pas pris de mesures. Mais maintenant, nous allons le faire ».

De son côté, le ministère de la Défense a déclaré mardi : « Depuis le début de la matinée, le CALID (Centre d’analyse de lutte informatique défensive) est sur le coup […] Nous n’avons pas encore vérifié l’origine des perturbations, il ne s’agit donc pas officiellement d’une attaque. Pour l’heure, on ne confirme aucune revendication, quelle qu’elle soit ».

Une attaque par déni de service distribué ne permet pas, à elle seule, le vol de données, elle rend avant tout indisponible un service. Alors que le ministère de la Justice avait été piraté par des Anonymous en 2012, des pirates qui avaient été arrêtés par la suite, il est possible que le ministère de la Défense dépose éventuellement une plainte.

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