Cybercriminalité : 92% des salariés français sont incapables de détecter du phishing

Le facteur humain est toujours le point faible en matière de cybersécurité. Il s’avère que 92% des salariés français sont incapables de détecter les tentatives de phishing les plus courantes.

Intel Security estime que le coût global de la cybercriminalité dans le monde peut être estimé à quelque 445 milliards de dollars. Il est par ailleurs estimé que deux tiers des courriels envoyés dans le monde sont des spams destinés à extorquer de l’information ou de l’argent.

Une étude conjointe menée par McAfee Labs, filiale d’Intel Security, et le centre de cybercriminalité européen d’Europol (EC3) révèle toute l’importance du facteur psychologique dans la réussite des attaques informatiques. « Le facteur humain est toujours le point faible en matière de cybersécurité », a expliqué Raj Samani, le directeur technique d’Intel Security.

« Les entreprises de tous les secteurs industriels, toutes les tailles et toutes les régions du monde sont en danger en raison du facteur social », résume Raj Samani. Il explique qu’« il est important de comprendre que les cybercriminels s’avèrent souvent être de bons psychologues et que le facteur humain est souvent utilisé comme un point d’entrée pour les cyberattaques » en précisant que les hackers savent parfaitement user de la séduction, du respect de l’autorité, du conformisme social et du besoin de retourner une faveur, sans oublier la loyauté ou la peur de rater une opportunité.

Cette étude révèle par exemple qu’en France, 92% des salariés sont incapables de détecter les tentatives de phishing les plus courantes et les plus fréquemment utilisées.

Ce résultat est d’autant plus inquiétant pour les entreprises françaises que le rapport révèle que 18% des utilisateurs visés par un courriel d’hameçonnage deviennent finalement des victimes après avoir cliqué sur un lien frauduleux.

C’est ainsi que Raj Samani conclut en déclarant qu’« il est crucial pour les entreprises d’éduquer leurs employés sur la cybersécurité en plus des mesures prises sur les niveaux opérationnels et techniques ».

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentHyundai : le Tucson prêt à remplacer l’ix35
Article suivantAbus de position dominante : Yandex s’attaque à Google en Russie
Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here