Droit à l’oubli : une incidence pour la presse ?

L’application du droit à l’oubli par Google pourrait avoir une incidence sur les sites de presse. Si c’est le cas, quel est cet impact ? Droit à l'oubli : quel impact sur la presse ?

L’application du droit à l’oubli a des répercussions sur les sites internet. Face aux demandes, quel est le comportement de Google ? Grâce aux 21 000 inscriptions sur le site forget.me, il a été possible d’analyser en détail les demandes de suppression de 10 787 URL faites depuis trois pays : la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Avec seulement 384 demandes de suppression d’URL (3,6% des cas), la presse est très peu concernée par le droit à l’oubli. Pour ces demandes, Google a répondu Non dans 93% des cas.

À l’opposé, avec 21,3% des demandes, ce sont les réseaux sociaux et les blogs qui sont le plus ciblés par les demandes, des demandes qui reflètent quelque part le mauvais réglage de la confidentialité. Représentant 14,1% des demandes, les annuaires sont visés parce qu’ils affichent des informations privées que les utilisateurs ne veulent pas qu’elles soient visibles.

Au niveau de la désindexation, seulement 0,3% des URL concernant la catégorie Sites de presse sont concernés alors que ce pourcentage est de 10,1% pour les Annuaires, de 8,4% pour les Réseaux sociaux ou encore de 1,2% pour les Blogs.

Infographie - Droit à l'oubli Google par Reputation VIP : quel impact sur la presse ?
Infographie – Droit à l’oubli Google par Reputation VIP : quel impact sur la presse ?

Au niveau des sites, le Top-5 des noms de domaine concernés concerne facebook.com (24%), google.com (12%), youtube.com (7%), twitter.com (6%) et linkedin.com (6%). Pour les annuaires, ce sont yasni (17%), 192.com (7%), yatedo (5%), profileengine.com (5%) et dastelefonbuch.de (3%). Au niveau des blogs, ce sont blogspot.com (36%), wordpress.com (23%), tumblr.com (6%), over-blog.com (5%) et skyrock.com (5%). Pour les sites de presse, dailymail.co.uk (8%), theguardian.com (6%), stokesentinel.co.uk (6%), telegraph.co.uk (5%) et nouvelobs.com (3%).

Comme « la plupart des gens ne veulent pas que l’information soit complètement supprimée, ce qui les dérange c’est qu’elle est en première page », il est important de savoir où apparaissent les URL concernées par les demandes de droit à l’oubli. Dans 45% des cas, elles sont sur la 1re page des résultats de Google, pour 20% sur la 2e, pour 10% sur la 3e et pour 25% au-delà.

Ces chiffres sont très utiles pour mieux comprendre ce que les demandes de droit à l’oubli ciblent.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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