Droit à l’oubli : premières polémiques autour des liens bloqués

Alors que le droit à l’oubli s’est pour le moment focalisé sur les demandes des utilisateurs, la polémique gronde désormais sur les liens bloqués vu qu’ils touchent dans plusieurs cas des articles de la presse britannique.

Depuis la décision de la Cour européenne de justice d’autoriser le droit à l’oubli en obligeant Google à supprimer les références vers des pages périmées, tout le monde s’inquiétait de savoir quand les premières suppressions de liens allaient intervenir. Maintenant qu’elles commencent à apparaitre dans les résultats de recherche, la polémique commence à poindre sur la pertinence des liens supprimés.

Les premières polémiques autour des liens bloqués nous viennent de Grande-Bretagne où des articles de la presse britannique ont été bloqués.

C’est ainsi que des liens vers des articles de la BBC sur la démission forcée de Stan O’Neal, ancien patron de la banque d’affaires américaine Merrill Lynch, ont été bloqués, que des références vers l’affaire d’un arbitre de foot de la première division écossaise, ont été bloquées vis-à-vis du Guardian et du très populaire Mail Online, tous comme les liens vers des publications concernant un musulman qui n’avait pas été embauché par la compagnie aérienne Cathay Pacific à cause de son nom ou vers des articles concernant un couple ayant eu des relations sexuelles à bord d’un train.

Globalement, tous ces blocages sont « Des exemples qui illustrent que le droit à l’oubli est un non-sens » selon la presse britannique alors que Martin Clarke, le directeur de la publication du Mail Online compare cette pratique à « Cela revient à entrer dans une bibliothèque et à brûler les livres que vous n’aimez pas ».

Alors que Google annonce de son côté que « C’est un processus tout nouveau pour nous et susceptible d’évoluer. Nous restons à l’écoute des remarques », la presse britannique déplore le fait qu’il n’existe actuellement pas de moyen de faire recours à une décision de droit à l’oubli.

Il y a donc fort à parier que le droit à l’oubli va être un sujet qui va encore faire couler beaucoup d’encre.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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